Immobilier. Haute-Savoie : quelle est cette ville qui attire les acquéreurs entre Aix-les-Bains et …

Mar 6, 2026 | Aix-les-Bains, Chambéry



Longtemps considérée comme une ville ouvrière rattachée à Annecy, Rumilly, la capitale l’Albanais a réussi à faire évoluer son image ces dernières années.

Preuve en est la croissance significative de sa population, qui dépasse aujourd’hui les 16 000 habitants. 


Romain Troisvallets, fondateur du groupe RD Immo, souligne les atouts structurels de la commune « charnière, intermédiaire entre Aix-les-Bains et Annecy ».

Une option intéressante pour ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter dans ces deux communes ou souhaitent un bien plus grand.


« C’est une commune qui a su tirer son épingle du jeu et se positionner différemment », poursuit-il. Jimmy Dechene, co-gérant de l’agence Immodec, le confirme : « l’image de la ville s’est bien améliorée grâce, notamment, à des réalisations haut de gamme ». Et des prix très compétitifs par rapport à ses voisines.

Après la crise immobilière, le marché semble repartir dans l’ancien à en croire les agents immobiliers du secteur.


« On revient à un marché plus exigeant », précise Romain Troisvallets. « Rumilly est un marché secondaire, de repli. Mais même sur cette commune, les prix avaient bondi dans le post-covid ».

Aujourd’hui, les acquéreurs sont en force, et n’hésitent pas à étudier dans le détail chaque bien, et à proposer des négociations.


Côté prix, les appartements dans l’ancien se vendent entre 2 800 et 3 500 €/m². Dans le neuf, il faudra débourser entre 4 300 et 4 500 €/m².

Pour une maison, il faut compter un budget moyen de 375 000 €. Les belles villas partiront elles à plus de 500 000 €, selon les prestations.


La clientèle est assez variée, mais majoritairement locale. Les primo-accédants ou les investisseurs se tournent vers les T2, quand les retraités souhaitant quitter une maison lourde à entretenir privilégieront les T3 ou les T4.

« Des gens à très gros budget viennent sur Rumilly grâce aux produits de qualité que nous proposons et à la commune qui se développe », souligne Jimmy Dechene.

L’agent immobilier a ainsi récemment vendu une maison à 1,15 million d’euros à un retraité ayant vendu son entreprise et souhaitant se rapprocher de sa fille ou des T2 à 180 000 €.

Avec également une clientèle travaillant en Suisse, qui fera le trajet au quotidien ou télé-travaillera. « Des frontaliers en début de carrière n’hésiteront pas à venir s’installer à Rumilly », estime ainsi Romain Troisvallets.

Des personnes disposant d’une épargne encore faible mais de salaires conséquents pourront trouver des maisons offrant de très belles prestations.

Un scénario impensable à Annecy ou en Suisse pour des budgets similaires, où ils seraient cantonnés à des appartements.


Un marché locatif tendu

Comme partout sur le département et l’ensemble du territoire, le marché du neuf reste quant à lui beaucoup plus frileux, en raison des taux d’intérêt élevés, de la fin de la loi Pinel et des incertitudes politiques et géopolitiques.

De nombreux freins qui bloquent les ménages, alors que du foncier reste encore disponible sur la commune.

Conséquence logique, sur le marché locatif, la situation est tendue. « Les prix sont élevés car il n’y a pas assez de biens proposés », explique Jimmy Dechêne. « Comme les gens ont du mal à acheter, ils ne libèrent pas les biens en location, ce qui crée cette tension. »

À tel point que certains, avec des revenus modestes, peuvent avoir du mal à remplir les conditions pour louer un appartement sur la commune.