Le Pays Royannais territoire pilote pour le retour à l’emploi des bénéficiaires du RSA : « Ça porte ses fruits ! »

Mar 1, 2026 | Royan

Ce mercredi 25 février 2026 il était très exactement de 5 703 demandeurs d’emploi en catégories A et B. C’est-à-dire ceux qui sont tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, qu’ils aient exercé une activité réduite ou non au cours du mois. Le chiffre est un peu en hausse du fait de l’inscription automatique des jeunes et des bénéficiaires du RSA (Revenu de Solidarit…

Ce mercredi 25 février 2026 il était très exactement de 5 703 demandeurs d’emploi en catégories A et B. C’est-à-dire ceux qui sont tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, qu’ils aient exercé une activité réduite ou non au cours du mois. Le chiffre est un peu en hausse du fait de l’inscription automatique des jeunes et des bénéficiaires du RSA (Revenu de Solidarité Active). C’est un chiffre qui ici fluctue de façon importante parce que beaucoup exercent un emploi saisonnier. Plus on va s’approcher de la saison estivale et plus ce chiffre va donc baisser.
Cependant, avec les nouvelles règles et calculs, travailler quelques mois dans l’année et être au chômage le reste du temps impacte désormais le montant d’allocation. On incite donc les demandeurs d’emploi à trouver un travail à l’année. Certains ont aussi fait le choix de faire la saison d’hiver à la montagne pour compléter. Là, on va commencer à rentrer dans une grosse période d’activité pour nous jusqu’en septembre ou octobre.

Quelle est la part des seniors âgés de 50 ans et plus dans ce nombre de demandeurs d’emploi ?

Il est de 35 %. Ce qui est assez important. On a mis en place un dispositif de suivi spécifique pour cette tranche d’âge. C’est-à-dire qu’un conseiller va suivre des petits groupes de cinquante à soixante demandeurs d’emploi lorsque d’habitude on peut monter entre 200 et 300 personnes suivies. On fait la même chose pour les jeunes de moins de 26 ans qui représentent 13 à 14 % des demandeurs d’emploi, pour les personnes en situation de handicap et pour les bénéficiaires du RSA. D’ailleurs, Royan a été un site pilote dans ce domaine.

C’est-à-dire ?

On a sur l’agglomération un taux élevé de bénéficiaires du RSA par rapport au reste du département. De l’ordre de 14 % des demandeurs d’emploi (environ 800 personnes). On a donc suivi des petits groupes de façon intensive avec des entretiens réguliers, du coaching… Ça a porté ses fruits puisqu’un retour à l’emploi dans les six mois a été constaté pour 44 % d’entre eux. Ce dispositif a depuis été généralisé dans toutes nos agences de Charente-Maritime.

Quels sont les secteurs qui embauchent le plus sur le territoire ?

Je ne vous apprendrai rien en vous disant que c’est le secteur du tourisme avec la restauration, l’hôtellerie, l’aide et le service à la personne… Nous ne sommes pas sur un gros bassin industriel. Il y a beaucoup d’activité tertiaire et énormément de microentreprises. Lorsque certains n’arrivent pas à trouver d’emploi, ils le créent. Le niveau de qualification n’est pas non plus très élevé. Les emplois de cadre ne sont pas légion. Les jeunes qui sortent diplômés de leurs études vont donc pour la plupart chercher du travail en dehors du territoire à La Rochelle, Bordeaux… Ici, parmi les plus gros employeurs, on peut citer la vinaigrerie Burg à La Tremblade, les robinets Presto à Saint-Georges-de-Didonne, la grande distribution, les établissements de santé, le club Med de La Palmyre…

Comment optimiser les possibilités de retour à l’emploi pour les chômeurs en Pays Royannais ?

Nous travaillons en partenariat avec toutes les structures comme la Mission locale, Cap emploi, le Département, les collectivités locales… L’idée est de ne pas multiplier les interlocuteurs et de mutualiser les moyens pour éviter un millefeuille. Nous allons également vers les entreprises qui ne travaillent pas encore avec nous et qui recrutent. Nous n’avons que 25 % d’employeurs qui se tournent vers nous. C’est peu et il y a une grosse marge de progression. À nous d’aller démarcher. Nous sommes aussi en lien avec les agences d’intérim.

Comment percevez-vous cette volonté de la Communauté d’agglomération de développer la filière équestre et de créer un campus des métiers du sport, des loisirs et du bien-être ?

On a beaucoup travaillé tous ensemble sur la mise en place de la formation de cavaliers d’entraînement à l’hippodrome de La Palmyre. C’est une niche et il a fallu trouver les candidats. Au final c’est une belle réussite. Bien sûr que le projet de campus est intéressant. Plus nous permettrons aux jeunes de se former à des métiers qui recrutent sur le territoire et mieux ce sera.