Attentifs et bien préparés par leur enseignante Harmonie Rigoreau, les élèves ont posé de très nombreuses questions. « Comment peut-on les reconnaître ? », « Quels sont les dangers si on se fait piquer ? », « Que faire si on trouve un nid ? », voici quelques interrogations soulevées par les trois élèves de CE1-CE2 de l’école de Poursay-Garnaud. « Le frelon asiatique est apparu en 2004 dans une ferme du Lot-et-Garonne, il est en provenance de Chine et plus particulièrement de Shanghai… Vingt-deux années plus tard, on le trouve quasiment partout en Europe », a déclaré Baptiste Mallet.
Les élèves ont d’abord, grâce à des photos projetées sur écran, appris à le reconnaître. Son danger a été bien mis en évidence. « Les frelons font deux nids par an. Il est important de s’attaquer aux reines dès maintenant et ce, jusqu’à avril. Si l’on s’attaque aux reines dès maintenant, le risque de multiplication des nids est moindre », complétait Bruno Laversanne.
Le piégeage des frelons asiatiques a été présenté. « Ils adorent le sucre et se jettent volontiers sur des fruits abîmés tombés au pied des arbres », a souligné Baptiste Mallet. Pour piéger ces dangereux insectes, la Fredon 17 a remis à chaque élève un piège. « Pour attirer et tuer les frelons asiatiques, il faut lui proposer une mixture comprenant un tiers de jus de cassis, un tiers de bière et un tiers de vin blanc, a détaillé Bruno Laversanne. Les périodes pour que les pièges soient le plus efficaces c’est février-avril puis octobre-novembre. »
« N’intervenez surtout pas si vous voyez un frelon asiatique vivant dans le piège… attendez qu’il soit mort ! », a précisé Baptiste Mallet. La Fredon peut intervenir – la démarche est payante – pour supprimer les nids qui, contrairement à ce que beaucoup pensent, ne se trouvent pas uniquement en haut des arbres. « Il peut y en avoir aussi au sol ou dans une haie », a précisé Bruno Laversanne, rappelant par ailleurs : « Il faut une combinaison spéciale frelon pour intervenir. »
La Fredon 17 est également intervenue dans l’école d’Essouvert il y a quelques semaines. « En passant par le public scolaire, on touche aussi les parents. Les enfants sont un très bon vecteur de communication. Par expérience, nous savons que chaque piège donné est aussitôt installé dans les jardins », notent les intervenants de la Fredon 17.
