César 2026 : Rachida Dati ne sait toujours pas si elle va devoir aller à la cérémonie

Fév 26, 2026 | Paris

Rachida Dati, ici en septembre 2026. La ministre de la Culture a démissionné la veille des César, le 25 février 2026, pour se consacrer aux municipales à Paris.

LUDOVIC MARIN / AFP

Rachida Dati, ici en septembre 2026. La ministre de la Culture a démissionné la veille des César, le 25 février 2026, pour se consacrer aux municipales à Paris.

La grande inconnue. Rachida Dati a confié sur BFMTV ce jeudi 26 février, à quelques heures des César 2026, qu’elle ne savait toujours pas si elle serait présente à la cérémonie qui récompense le meilleur du cinéma français. La candidate à la mairie de Paris a en effet démissionné de son poste de ministre de la Culture la veille pour se consacrer à sa campagne électorale.

Questionnée par Apolline de Malherbe dans la matinée sur sa présence (ou non) à l’Olympia jeudi soir, Rachida Dati a reconnu qu’elle n’avait pas encore la réponse. « On s’interroge. Normalement je ne devais pas y être, j’espérais une passation de pouvoir aujourd’hui pour tout vous dire », lâche-t-elle. On ne sait en effet toujours pas qui va la remplacer rue de Valois (le nom de Catherine Pégard est souvent évoqué) ni quand le remaniement voulu par Sébastien Lecornu (initialement avant le 22 février) sera annoncé.

Pressée par la journaliste qui lui demande si elle « aimer(ait) ne pas avoir à y aller », Rachida Dati sourit : « Vous savez moi, quand c’est fini, c’est fini. » Et de se rattraper : « Ce n’est pas ça, j’ai du respect… Avoir été ministre de la Culture, vous ne pouvez pas imaginer, a été l’une des plus belles missions que j’aie eues dans ma vie. »

« Pour cela je serai infiniment reconnaissante au président Macron, poursuit-elle. Quand il m’a proposé d’être ministre de la culture, je me suis dit : “ce n’est pas mon univers, pas mon milieu”. » De fait, sa nomination il y a deux ans, en pleine période de MeToo du cinéma qui a émergé grâce à Judith Godrèche, avait été accueillie avec scepticisme dans le monde de la culture et notamment du cinéma. « Naaan… ok », avait par exemple réagi l’actrice Anna Mouglalis, dans une vidéo devenue virale en apprenant sa nomination.

Deux ans plus tard, Rachida Dati ne retient néanmoins que le positif. « Je trouve que c’est le ministère qui m’allait le mieux car c’est un ministère régalien, de la cohésion, de la lutte contre les fractures, de la lutte contre le communautarisme, contre toutes les formes de séparatisme », liste-t-elle sur BFMTV.

Et malgré un bilan plutôt maigre, elle se dit « très fière d’avoir contribué très fortement à la démocratisation de la culture, notamment dans les territoires ruraux, (et à) la restauration et la protection du patrimoine, je suis très fière évidemment de cela ».