Par Marine Allain – marine.larochelle@sudouest.fr
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À l’approche du premier tour des élections municipales, « Sud Ouest » vous propose de découvrir trois mesures du programme de chaque candidat à La Rochelle. Jaouad El Marbouh, à la tête de la liste Ensemble pour La Rochelle, s’est prêté à l’exercice
Les 15 et 22 mars prochains, les Rochelais sont appelés aux urnes pour élire le prochain conseil municipal de la cité maritime. Huit candidats ont présenté une liste : Christophe Batcabe (centre droit), Véronique Bonnet (La France insoumise), Antoine Colin (Lutte ouvrière), Jaouad El Marbouh (liste dite « citoyenne »), Olivier Falorni (Les Démocrates), Maryline Simoné (Union PS-PCF-Écologistes et le collectif Assemblée citoyenne), Séverine Werbrouck (Rassemblement national) ainsi que Thibaut Guiraud (centre gauche), le maire sortant. Ils ont tous été invités par « Sud Ouest » à présenter en vidéo les trois mesures phares de leur programme. Ordre alphabétique oblige, ce quatrième volet est consacré à Jaouad El Marbouh.
Candidat en dehors des clivages politiques dont il se dit « vacciné », Jaouad El Marbouh vit depuis une cinquantaine d’années à La Rochelle. En centre-ville, impossible pour lui de se balader sans saluer la moitié des passants, un sourire aux lèvres et dans la voix.

Romuald Augé / SO
Pour la seconde fois, le professeur d’arts martiaux se présente aux élections municipales de La Rochelle, après sa défaite en 2020. Avec 3,24 % des voix seulement recueillies lors du premier tour, Jaouad El Marbouh n’avait pas réussi à fédérer autant qu’espéré. Un score qui ne semble pas le dissuader de revenir sur le tatami cette année. Lassé qu’on lui rappelle cette défaite, le candidat défend sa « capacité de résilience », sa propension à « l’autocritique » et surtout une « persévérance », que lui-même « enseigne » : « J’ai mis un pied à terre, pas les deux genoux. »
En 2020, c’est aux côtés du PCF que Jaouad El Marbouh candidatait. Cette année, il a fait cavalier seul, sans vouloir vraiment s’étendre sur les raisons du schisme. Le dernier mandat ? Le Rochelais âgé de 60 ans le qualifie de « pathétique » : « le summum de la médiocrité ». Surtout depuis la démission de Jean-François Fountaine où l’hôtel de ville se serait transformé en « divine comédie ». « C’est pour ce genre de manœuvre qu’il y a un ras-le-bol de la politique », estime-t-il.
Alors parmi ses trois mesures phares, Jaouad El Marbouh souhaite commencer par « réduire les indemnités des élus de 25 % », et notamment l’indemnité du maire. Une réforme « symbolique plutôt que démagogique », clame-t-il. « Nous voulons montrer l’exemplarité, assure-t-il. Et nous voulons travailler sur la dette de la Ville. On va demander aux gens certains efforts, commençons par nous-même ! »
Ensuite, le candidat souhaiterait travailler sur la question de la sécurité et notamment « doubler les effectifs de la police municipale ». Enfin, se positionnant en gestionnaire, le candidat explique que « les Rochelais ne méritent pas de payer pour des projets pharaoniques » échafaudés par « des élus hors sol », et milite pour un projet culturel moins coûteux qu’une aréna : « une maison rochelaise de la création » appelée « La Boussole ». Se targuant d’un programme comportant 300 mesures, le revanchard compte bien mettre cette fois ses adversaires au tapis.


