Saint-Denis-d’Oléron : le Conseil municipal reporte le vote des comptes financiers après un piratage informatique

Fév 25, 2026 | Royan

Par Corine Pelletier

  • Écouter

  • Voir sur la carte

  • Partager

La commune de Saint-Denis-d’Oléron a été victime d’un piratage informatique, entraînant le report du vote des comptes financiers 2025

En entame de ce conseil du 19 février, une nouvelle a fait l’effet d’une bombe : la commune ayant fait récemment l’objet d’un piratage informatique du logiciel de la DGFIP, la présentation des documents d’orientation…

En entame de ce conseil du 19 février, une nouvelle a fait l’effet d’une bombe : la commune ayant fait récemment l’objet d’un piratage informatique du logiciel de la DGFIP, la présentation des documents d’orientation budgétaire a dû être reportée au prochain conseil. Si le vote des comptes financiers 2025 a donc été annulé, plusieurs délibérations ont néanmoins été votées en première partie de séance tels le déclassement de la RD 734 sur 440 mètres afin de permettre la réalisation de la piste cyclable avant la saison 2026.

Si diverses conventions (navettes estivales, petit train, etc.) ont été reconduites sans débats, concernant plusieurs autres points de l’ordre du jour, les débats ont été très animés. En effet, le vote des tarifs des logements saisonniers, et du règlement intérieur de ceux-ci, a finalement été lui aussi reporté au conseil ultérieur, en même temps que le vote des comptes financiers uniques et l’affectation des résultats et budgets 2026.

Autre point d’achoppement, la question du PLU : « La plupart des administrés n’ont pu prendre connaissance du sujet, faute de communication. » Ce sont surtout deux points, les modalités de location des futurs logements saisonniers et l’octroi d’une licence IV à la future guinguette, qui ont suscité l’ire des conseillers, et pas seulement d’opposition cette fois. Pour le premier, les conditions générales de locations et le règlement intérieur ont été jugés « incomplets, incohérents et non conformes ». Pour le second, il semble là aussi que les formalités n’aient pas été respectées et notamment le passage devant de la Direction de l’immobilier de l’État. « La commune risque d’être attaquée pour favoritisme ! »

Parmi les informations diverses enfin, l’annonce de la vente à un tiers privé du terrain de l’ancienne entreprise du bâtiment Charles a donné l’opportunité à Nicolas Ceccaldi, à s’insurger contre « une incroyable perte d’opportunité de se constituer une réserve foncière, les terrains constructibles étant très rares sur la commune ».