Les 3 et 4 juillet, au domaine de Naste à Saint-Gervais, deux jours, deux ambiances et une ambition affirmée : faire vibrer le territoire tout en soutenant SOS Préma.
Après une édition 2025 réussie et remarquée, le El Sueño Festival franchit un cap en 2026. Les 3 et 4 juillet, au Domaine de Naste, l’événement prendra une nouvelle dimension avec un format sur deux jours mêlant électro et soirée latino. Derrière cette montée en puissance, une ligne directrice claire portée par Dany : proposer bien plus qu’un simple festival de musique, en associant fête, engagement solidaire et ancrage territorial.
L’an dernier, les propositions ont permis de structurer le projet et de commencer à marquer les esprits. « On a été ravis des différentes éditions, avec un bel engagement des bénévoles et des partenaires », souligne Dany. Les deux dernières soirées ont particulièrement contribué à faire connaître l’identité du festival. Le public commence à comprendre la démarche, à découvrir l’univers El Sueño, et l’élan devient fédérateur. Au-delà de la musique, le festival s’inscrit dans une démarche solidaire forte en faveur de l’association SOS Préma.
Un festival au service d’une cause : SOS Préma
Dès sa création, le festival a choisi d’associer la fête à un engagement concret : soutenir SOS Préma. En 2025, grâce notamment à un accord avec la SACEM, 1 553 euros ont été récoltés et reversés à l’antenne montpelliéraine de l’association. Un choix qui n’a rien d’anodin.
SOS Préma a été créée il y a 21 ans par une mère d’enfant prématuré. Aujourd’hui, l’association compte 180 bénévoles répartis dans plusieurs hôpitaux en France. Elle fournit du matériel adapté aux services de néonatalogie, forme les aides-soignants aux spécificités des prématurés et accompagne les parents dans ces moments particulièrement sensibles.
À Montpellier, l’antenne locale est pleinement intégrée au fonctionnement hospitalier. Les bénévoles participent aux réunions de service, interviennent toutes les deux semaines auprès des familles et travaillent en lien étroit avec les équipes soignantes pour une prise en charge globale des parents et des bébés.
Le chèque issu du festival a été reversé à cette antenne, afin de répondre directement aux besoins identifiés sur place : matériel, housses de coussins d’allaitement, soutien logistique. Parmi les bénévoles engagés figurent notamment Elodie Boulet et Kevin Clementz. « En 2025, je pense qu’on n’a pas encore fait assez », confie Dany. « On veut aller plus loin. »
Fort de cette dynamique, El Sueño prend véritablement la dimension d’un festival sur deux jours complets. Un choix stratégique et ambitieux.
Vendredi 3 juillet : l’ADN électro assumé
La première soirée restera fidèle à l’identité originelle de l’événement : l’électro. Toutefois, un ajustement horaire a été décidé. « On a un peu réduit l’amplitude. À 18h, il n’y a personne. Les gens n’aiment pas arriver trop tôt. On commencera à 19h pour s’adapter », explique Dany. Une décision pragmatique pour coller aux habitudes du public.
La programmation affiche un équilibre entre talents émergents et figures reconnues : Arthur Pringle, jeune artiste prometteur ; Attalin, DJ montpelliérain et percussionniste, également médecin, particulièrement sensible au partenariat avec SOS Préma ; Supermassive, duo montpelliérain réputé sur les réseaux sociaux et Antoine Clamaran, pionnier de la techno et de la house en France. « On est ravis d’accueillir un artiste de ce rang-là », confie l’organisateur. Une soirée pensée pour les amateurs d’électro, mais avec une programmation calibrée et cohérente.
Samedi 4 juillet : virage latino et ouverture musicale
Étendre l’électro sur deux jours n’était pas viable selon l’équipe, notamment face à des événements déjà installés. L’opportunité de signer Lucenzo, immense artiste international, a ouvert une nouvelle perspective. La seconde soirée prendra donc des couleurs latino. « Je ne pensais pas qu’au bout d’un an on puisse évoluer aussi vite », reconnaît Dany. Autour de Lucenzo : Léa, chanteuse amatrice aux influences italiennes rythmées, teintées d’électro house ; le groupe Gipsy Mariano los Cortes et des DJ sets entre chaque prestation, aux sonorités bachata et salsa.
Un ancrage territorial fort
L’Agglomération du Gard rhodanien mettra à disposition la ligne 14 pour acheminer les festivaliers à l’ouverture et les raccompagner à la fermeture. Un dispositif essentiel pour les organisateurs, très attachés à la sécurité routière.
La sécurité constitue un axe prioritaire. Un stage de prévention des addictions sera installé à l’intérieur du festival. L’opération anti-stupéfiants menée l’an dernier autour du site sera renouvelée. « On ne veut pas faire de la répression mais de la dissuasion », précise Dany. L’objectif est clair : préserver une dynamique positive et responsable.
Rêver, danser, s’engager
En 2026, El Sueño ne se contente plus d’organiser des soirées. Le festival affirme une identité : festive, humaine, territoriale et solidaire. « On espère que 2026 va attirer encore plus de monde », confie Dany. L’ambition est claire : continuer à grandir, sans perdre l’essentiel.
El Sueño festival, les 3 et 4 juillet, au domaine de Naste, à Saint-Gervais. Infos et réservations ici.
