Par Marine Allain – marine.larochelle@sudouest.fr
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À l’approche du premier tour des élections municipales, « Sud Ouest » vous propose de découvrir trois mesures du programme de chaque candidat à La Rochelle. Véronique Bonnet (La France insoumise), à la tête de la liste La Rochelle insoumise et populaire, s’est prêtée à l’exercice
Les 15 et 22 mars prochains, les Rochelais sont appelés aux urnes pour élire le prochain conseil municipal de la cité maritime. Huit candidats ont présenté une liste : Christophe Batcabe (centre droit), Véronique Bonnet (La France insoumise), Antoine Colin (Lutte ouvrière), Jaouad El Marbouh (liste dite « citoyenne »), Olivier Falorni (Les Démocrates), Maryline Simoné (Union PS-PCF-Écologistes et le collectif Assemblée Citoyenne), Séverine Werbrouck (Rassemblement national) ainsi que Thibaut Guiraud (centre gauche), le maire sortant. Ils ont tous été invités par « Sud Ouest » à présenter en vidéo les trois mesures phares de leur programme. Ordre alphabétique oblige, ce deuxième volet est consacré à Véronique Bonnet.
C’est aux Cabanes Urbaines que Véronique Bonnet nous donne rendez-vous pour parler de son programme. Rien d’étonnant pour cette ancienne professeure d’éducation physique et sportive (EPS) à la retraite. Politisée dès le plus jeune âge par ses parents qui étaient également militants, la candidate de 64 ans est arrivée à La Rochelle en 1985 et a été responsable syndicale pendant 30 ans. Fervente défenseure des droits des femmes, des personnes LGBT, de l’écologie et de la paix, elle explique avoir adhéré à La France insoumise « dès ses débuts ».
Candidate pour la première fois aux élections municipales, c’est son second – Nino Salaün – qui était annoncé comme tête de liste au début de la campagne. Mais finalement, le « comité électoral » a « demandé d’échanger pour que la parité entre les candidats puisse être respectée au niveau régional », expliquait-elle auprès de « Sud Ouest ».

Jean-Christophe Sounalet / SO
Pressentie il y a quelques mois pour faire front commun avec les autres partis de gauche, La France insoumise fera finalement cavalier seul, ayant refusé de s’allier avec Maryline Simoné. « On a essayé jusqu’au bout, pendant un an, de négocier une alliance », assure-t-elle, tout en expliquant qu’une tête de liste issue du Parti socialiste était rédhibitoire. « À une période où le PS sauvait le gouvernement de la censure, ça n’était pas possible. Il fallait que l’on garde une cohérence. » Il y aura donc six listes identifiées à gauche en compétition.
Concernant le dernier mandat de Jean-François Fountaine, « tout n’est pas négatif » admet Véronique Bonnet. « Mais sur le plan de la justice sociale… Et il y a un vrai souci de démocratie locale, notamment avec les comités de quartier. » Alors pour changer la donne, La Rochelle insoumise et populaire propose de repenser le « partage du pouvoir » (pétitions, référendums, débat participatif sur le budget…).
Véronique Bonnet souhaite également instaurer davantage de « solidarité » : cantines bios et gratuites, hausse des subventions au CCAS et aux associations ou encore davantage de logements sociaux. Enfin, Véronique Bonnet priorise les questions environnementales et s’inquiète des « risques sanitaires » : « pesticides, pollution, et surtout le risque majeur SEVESO à La Pallice ».


