Mort de Quentin Deranque : croix celtique et flambeaux, l’ultradroite manifeste dans le centre de Bordeaux

Fév 21, 2026 | Bordeaux

Par Thibault Seurin

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Environ 150 personnes se sont rassemblées vendredi 20 février à Bordeaux suite à la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque tué à Lyon lors d’affrontements avec l’extrême gauche. Un événement aux allures de démonstration

Croix celtique, flambeaux et militants bien alignés. L’ultradroite était de sortie, ce vendredi 20 février, dans le centre-ville de Bordeaux. Environ 150 personnes se sont rassemblées sur la place Gambetta, pour un événement qui avait des allures de démonstration. Il fait suite au…

Croix celtique, flambeaux et militants bien alignés. L’ultradroite était de sortie, ce vendredi 20 février, dans le centre-ville de Bordeaux. Environ 150 personnes se sont rassemblées sur la place Gambetta, pour un événement qui avait des allures de démonstration. Il fait suite au décès du militant nationaliste-révolutionnaire Quentin Deranque, le 14 février à Lyon. Ce dernier avait été frappé par les militants antifascistes, lors d’affrontements entre groupuscules. Il est mort des suites de ses blessures. L’enquête est actuellement en cours. Six personnes ont été mise en examen pour homicide volontaire, et Jacques-Elie Favrot, l’assistant du député de LFI Raphaël Arnault, est poursuivi pour complicité.

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« Quentin présent », affichait la banderole du cortège bordelais. Une croix celtique y était associée : un symbole utilisé par les mouvances néofascistes et l’extrême droite radicale, qui signifie « la suprématie de la race blanche » selon un rapport de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra). « Mettez-vous en rang par quatre », a lancé l’un des jeunes militants qui dirigeait le rassemblement. La marche silencieuse, encadrée par les forces de l’ordre, a été ponctuée par des slogans, dont « Antifas assassins, LFI complice ». Les militants avaient reçu la consigne de ne pas parler aux journalistes. Parmi eux, plusieurs éléments de la Bastide Bordelaise, groupuscule nationaliste-révolutionnaire dont le leader Yanis Iva a été condamné pour des violences aggravées commises à Saint-Michel en 2022, aux côtés de cinq autres personnes.

Le groupe a rejoint le palais de justice. La banderole a été placée devant l’entrée de l’École nationale de la magistrature, où certains militants prenaient des photos et vidéos. Comme un trophée symbolique à exhiber sur les réseaux sociaux par l’ultradroite. Les participants ont été alignés. « Un des nôtres est tombé mais nous tâcherons de lui faire honneur et de ne jamais abandonner », lâche un des leaders dans un mégaphone. La manifestation s’est dispersée dans le calme. Mais la tension était présente en ville. Des témoins ont assisté à une course-poursuite dans le tramway, à porte de Bourgogne. Un militant d’extrême droite poursuivi par des antifascistes.