L’école Louis-Bouchet, grandement concernée, souffre du découpage scolaire. L’immobilier étant élevé en centre-ville, souvent inaccessible pour des jeunes couples avec enfants, les effectifs se réduisent comme peau de chagrin au fil des ans. Le directeur académique des services départementaux de l’Éducation nationale (Dasen) Mahdi Tamene a adressé début janvier le prévisionnel des effectifs dans les écoles royannaises pour ces trois prochaines années. Il a également fait le point sur les effectifs des trois années passées. Le constat est implacable : les effectifs 2026-2027 seront de nouveau en baisse. Outre les difficultés à se loger, il ne faut pas non plus écarter la chute de la natalité qui s’accentue d’année en année et qui risque d’amplifier la diminution des effectifs scolaires dans les années qui viennent.
« La baisse, à Royan, est « conforme » à la moyenne nationale, mais il convient de noter que les écoles situées à la périphérie de Royan n’avaient pas de garderie ou jusqu’à 18 heures alors que Royan pouvait accueillir jusqu’à 19 h 30. Les petites communes se sont structurées. Elles ont maintenant mis en place des garderies et les parents inscrivent les enfants sur le lieu de résidence. Par ailleurs, certaines communes ont pu bénéficier du dispositif de cantine à 1 euro, ce qui n’est pas le cas de Royan. En outre, les inscriptions scolaires sont étroitement liées aux programmes immobiliers et il faudra attendre la rentrée 2027-2028 pour avoir une augmentation significative des effectifs », tente de rassurer Liliane Isendick-Malterre.
Le maire de Royan, Patrick Marengo, place également beaucoup d’espoir dans ces nouveaux programmes immobiliers « comme les Hauts de Royan, anciennement la Robinière, qui seront accessibles à des couples avec enfants ». En attendant, il va falloir faire le dos rond. « J’avoue que la situation n’est pas favorable mais on se battra jusqu’au bout pour éviter une fermeture de classe », insiste l’élu. Les écoles Louis-Bouchet et Jean-Papeau pourraient de nouveau être menacées.


