Charente-Maritime : mariages, animaux, dessin, quand la vie s’invite aux soins palliatifs

Fév 17, 2026 | Royan

Alain Paillou a travaillé rapidement, en noir et blanc.
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Alain Paillou
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Fondée en 2017, l’unité territoriale de soins palliatifs du groupe hospitalier de Saintes accompagne 1 400 patients par an. La mort n’est pas forcément au bout de ce couloir où l’on sait apprécier chaque instant. Mais le service est au bord de la rupture, faute de médecins

« La première journée, c’était assez fort. Je suis tombé sur une dame avec qui on a discuté d’art. On avait le même âge. Une nuit, une personne est décédée. Je me suis planqué vers la sortie pour ne pas gêner. » « C’est vrai que l’on prend la souffrance en plein visage, c’est notre quotidien. Même si ce n’est pas aussi larmoyant qu’on pourrait croire », réagit Vanessa Provost.

Le personnel a joué le jeu du reportage réalisé par Alain Paillou.
Le personnel a joué le jeu du reportage réalisé par Alain Paillou.
Alain Paillou

L’unité a droit à quelques singularités pour offrir un dernier plaisir aux patients. « Les chiens, les chats, on les accueille. Le jour de l’An, ça ressemblait à un vrai chenil. Les chevaux, on n’a pas pu… », rigole la cheffe de service, le Dr Masson. Il arrive aussi qu’on y célèbre des mariages, « in extremis ». « On a en a eu trois. C’était magnifique. Il y a des anniversaires, aussi. Tout ce qui peut ramener de la vie », poursuit la médecin.

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Alain Paillou garde un souvenir fort de son passage dans le service.
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ANNE LACAUD

Une association, Pallia Saintonge, abondée par des dons, permet de financer des « petits projets de vie ». Une cave à vin, l’aménagement du patio, un appareil à smoothie, une crêpière… « On est attentifs aux bonnes odeurs », souligne Vanessa Provost. Le jour de l’An, un musicien est venu offrir un air de guitare.