
Alain Paillou
« La première journée, c’était assez fort. Je suis tombé sur une dame avec qui on a discuté d’art. On avait le même âge. Une nuit, une personne est décédée. Je me suis planqué vers la sortie pour ne pas gêner. » « C’est vrai que l’on prend la souffrance en plein visage, c’est notre quotidien. Même si ce n’est pas aussi larmoyant qu’on pourrait croire », réagit Vanessa Provost.

Alain Paillou
L’unité a droit à quelques singularités pour offrir un dernier plaisir aux patients. « Les chiens, les chats, on les accueille. Le jour de l’An, ça ressemblait à un vrai chenil. Les chevaux, on n’a pas pu… », rigole la cheffe de service, le Dr Masson. Il arrive aussi qu’on y célèbre des mariages, « in extremis ». « On a en a eu trois. C’était magnifique. Il y a des anniversaires, aussi. Tout ce qui peut ramener de la vie », poursuit la médecin.

ANNE LACAUD
Une association, Pallia Saintonge, abondée par des dons, permet de financer des « petits projets de vie ». Une cave à vin, l’aménagement du patio, un appareil à smoothie, une crêpière… « On est attentifs aux bonnes odeurs », souligne Vanessa Provost. Le jour de l’An, un musicien est venu offrir un air de guitare.


