Ce projet de recherche scientifique vise à évaluer la protection conférée par un nouveau vaccin en collectant des données sur la réponse immunitaire de différentes espèces. « Ce vaccin innovant devrait être beaucoup plus adapté aux souches du virus qui circulent actuellement. On va pouvoir aussi distinguer les oiseaux qui ont produit des anticorps parce que vaccinés et ceux qui en ont produit parce qu’infectés par la maladie. Ce qui est très intéressant. On saura ainsi si la maladie a circulé dans le zoo ou pas. Et si oui quelles espèces ont été touchées », précise Thomas Charpentier, vétérinaire au zoo de La Palmyre.

Fanny Blanchard

Fanny Blanchard
Initialement conçu pour les espèces domestiques et d’élevage, ce nouveau vaccin a déjà démontré une bonne réponse immunitaire et une innocuité chez plusieurs espèces sauvages étudiées. « Fort de ces résultats, on voit qu’il présente une efficacité multi-espèces probable. Ces initiatives en parcs zoologiques sont importantes pour améliorer les stratégies de prévention tout en préservant des individus fragiles et menacés dans leur milieu naturel », indique-t-on chez Ceva.
Les trois grands groupes de volatiles concernés pour ces tests, à savoir les sphéniscidés (manchots), les ratites (autruches, émeus…) et les rapaces, ont été sélectionnés pour « leur sensibilité à la maladie, leur valeur de conservation et la nécessité d’enrichir les données scientifiques disponibles ». La grippe aviaire peut en effet menacer les oiseaux exotiques laissés en liberté, sans volière, dans les zoos, avec des risques de contamination par des oiseaux sauvages de passage. « On est à La Palmyre dans un couloir de migration important », insiste Florence Perroux, la responsable de la communication et de la médiation scientifique.

