Vous avez tout vu, tout lu, tout appris sur Simone Veil (1927-2017, entrée au Panthéon en 2018) et vous vous demandez ce que pourrait bien apporter une nouvelle exposition ? L’émotion. Le bonheur avant le grand malheur. La reconstruction vers la vie malgré l’horreur des camps et de nouvelles peines. Le désir implacable d’exister. La joie. L’enfance, la jeunesse. La beauté. Les sœurs et le frère, les vacances, la paix avant la guerre.
Aucune image des camps, une envie de dire le beau, un choix de David Teboul, devenu depuis une vingtaine d’années le grand spécialiste de Simone Veil, d’abord son confident, son intervieweur, son documentariste, et depuis sa mort, un gardien du temple et des âmes, un messager, qui raconte cette fois « l’histoire d’une famille ». Juive, certes, mais d’abord française, dont les aïeux ont fait les guerres napoléoniennes, les grands-pères et grands-oncles la Première Guerre mondiale.
