Le texte de Bertrand Guillot est porté par un seul comédien, qui prend en charge à la fois la narration et les personnages. « L’Abolition des privilèges » traite de la nuit du 4 août 1789 ainsi que des événements qui la précèdent et la suivent. Le peuple, à bout de nerfs, réclame justice, les plus riches échappent à l’impôt, le régime est à bout de souffle, c’est l’été 1789 et le peuple veut voir abolir les privilèges de la Noblesse et du Clergé qui l’affament.
« Les personnages présents dans le roman sont réels. Ils furent présents à l’Assemblée nationale la nuit de l’abolition des privilèges. Et c’est à travers leurs yeux que l’histoire est racontée, comme s’ils l’écrivaient au présent et qu’ils la découvraient en même temps que nous. Tout l’enjeu du roman est d’humaniser ce récit historique, souvent transmis sous forme factuelle. En adaptant ce texte de 280 pages en un spectacle court, il s’agit avant tout de faire transparaître ce qui constitue les leçons du roman dans un format condensé et rapide qui va de pair avec l’idée que l’Histoire s’est soudainement accélérée cette nuit-là », explique le metteur en scène. La démarche artistique d’Hugo Dechêne « tend vers un théâtre » sur la politique « plutôt qu’un théâtre politique », considérant cette appellation trop large. « Le théâtre et la politique sont intrinsèquement liés, le théâtre étant politique par essence », dit-il.
Le spectacle est éligible aux Molières 2026 (tout comme la pièce « Ma république et moi », programmée en mars au Palace.)
