Même spécialité, même statut, le docteur Yves Gerosa a récemment rejoint Saintes, après avoir porté le projet de centre de consultation avancée, à Surgères, qui n’est pas allé au bout. La moitié des praticiens motivés a jeté l’éponge en fin d’année 2025. Voilà donc le gastro-entérologue à Saintes « pour lutter contre la pénurie » de spécialistes. « On a un savoir-faire et de l’expérience à transmettre aux plus jeunes », ajoute le docteur Chanteloup. Jean-François Wilmann, médecin généraliste retraité, complète l’équipe qui va exercer dès la semaine prochaine.

Étienne Latry / SO
4 000 personnes sans généraliste
Le but du centre intercommunal de santé est d’offrir une consultation à des personnes sans médecin traitant, mais aussi de procéder à un tri en détectant d’éventuelles pathologies plus lourdes, nécessitant une orientation vers l’hôpital.
Sur le territoire de l’Agglomération saintaise, environ 4 000 personnes (sur 63 000) n’ont pas de médecin généraliste. C’est l’un des arguments qui a motivé la collectivité à aller au bout de ce projet inscrit au Contrat local de santé et validé en conseil en juillet 2024. L’idée avait été suggérée par le collectif santé de la CGT. La structure est rattachée à la direction de la cohésion sociale et de la petite enfance de Saintes Grandes Rives, dirigée par Virginie Joussemet. « Pour l’instant, nous avons trois temps partiels mais on continue de monter en puissance et en compétences », souligne-t-elle. La priorité est d’avoir deux équivalents temps plein de médecins généralistes et aussi du temps de consultation avec des spécialistes. Par ailleurs, un agent de la direction de la cohésion sociale sera présent chaque jour « par sécurité ».

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Prévention
Au sein de la structure, Maryline Bertrand, nommée directrice de la structure, est épaulée par Isabelle Carret, secrétaire médicale. Pour aménager le lieu, 100 000 euros ont été déboursés. Le centre se compose d’une salle d’attente, d’un accueil, de trois salles de consultations et d’une grande salle de réunion. « Elle peut aussi servir pour des ateliers de prévention », précise Maryline Bertrand. Le budget de fonctionnement s’élève à 62 000 euros. Côté ressources humaines, pour l’heure, ce poste atteint 230 000 euros. L’équilibre est visé au bout de la cinquième année.

