Pour rappel, cet établissement médico-social, annexe du centre hospitalier de Saintes d’une capacité de 75 résidents, accueille des personnes en situation de handicap mental et psychique au sein d’un foyer occupationnel, d’un foyer d’accueil médicalisé et d’un Ehpad spécialisé. Dans le cadre des travaux de rénovation de l’établissement public départemental de Matha, en cours, est donc programmée cette étape transitoire, décriée.

F. L.
« Sans concertation »
Parmi les grévistes, Virginie Lasserre, infirmière de Brumenard, s’inquiète et s’indigne : « Nous avons appris ce mois-ci cette décision de Thomas Lavaud, le directeur, sans aucune concertation ni avec le personnel ni avec nos résidents et leurs familles, et sans aucune anticipation des problèmes que cela peut engendrer. »
Autre sujet de protestation chez les salariés : l’annonce de circonstance des travaux de restructuration du site de La Chapelle-des-Pots. « Nous apprenons que les 20 résidents arrivants auront des chambres repeintes à neuf alors que, systématiquement, toutes nos demandes sont refusées depuis dix ans au motif qu’il n’y a pas d’argent, poursuit Virginie Lasserre. Des plus petites, comme mettre des rideaux dans une chambre, ou des plus urgentes, tel que remettre en état des fenêtres qui ne ferment plus ou réparer les fuites de la toiture. » Selon cette dernière, dans certaines chambres, il y a des courts-circuits car « l’eau coule dans les gaines électriques ».
« Rien n’est fait »
Agnès Klein, la directrice du foyer d’accueil médicalisé, n’a pas souhaité s’exprimer sur la rénovation des chambres. Cependant, elle a précisé comprendre « que les personnels soient déçus car ils sont impatients que les travaux de rénovation commencent. Rien n’est arrêté car nous avons des difficultés financières, des discussions sont en cours sur les investissements. »
L’indignation et l’épuisement sont réellement palpables parmi le personnel, la liste des doléances semble infinie. « Les locaux se dégradent et rien n’est fait, confie Fabien, infirmier. Nous assurons les conditions d’accompagnement des résidents avec un personnel investi et résilient mais nous parlons de problèmes de sécurité pour des personnes vulnérables. » Sonia Briffaud, elle aussi infirmière, enfonce le clou : « Le mobilier est vétuste, parfois il n’y a même pas d’eau chaude pour la toilette du matin, on fait du rafistolage, il faut se débrouiller avec rien… »
