Anouk Ricard/Articho
À Marseille, Anouk Ricard expose une série de peintures et créations dans une exposition intitulée « Loisirs créatifs ».
Sortez les crayons : le Festival de la BD d’Angoulême n’est pas complètement mort. En lieu et place de l’édition 2026 qui devait se tenir pendant cinq jours à compter de ce jeudi 29 janvier, une poignée d’animations a pris le relais sur l’ensemble du territoire français suivant l’annulation.
Anouk Ricard à Marseille, Pénélope Bagieu à Paris… À l’initiative du Girlxcott, un collectif de plusieurs centaines d’autrices et d’auteurs né en pleine tempête liée à la mauvaise gestion du FIBD, lesdites « fêtes interconnectées de la BD » se sont non seulement donné pour mission de célébrer le 9e Art, mais aussi d’ouvrir les discussions.
Au programme ? Des tables rondes, comme sur la place des minorités dans le secteur ou le sujet des violences sexuelles dans ces métiers, mais aussi des dédicaces, des salons de microédition ou des expos. Un programme engagé (disponible à cette adresse), au sein duquel Le HuffPost a sélectionné cinq moments forts dans plusieurs villes.
1. À Angoulême :
Pas question de rivaliser avec le FIBD, mais quand même. En l’espace de seulement deux mois, le « Grand Off » d’Angoulême – héritier du Off historique – a mis au point une centaine d’évènements presque entièrement gratuits pour contrer l’absence du festival, présent dans la ville charentaise depuis 1974.
Une exposition dédiée à Lily Renée, une des premières dessinatrices de comics de l’histoire, y est organisée. Une autre est consacrée à Benjamin Rabier, celui à qui l’on doit le visuel de La vache qui rit. Plusieurs auteurs ont annoncé s’y rendre, dont l’Italien Enrico Marini, connu entre autres pour sa série Le Scorpion aux éditions Dargaud.
2. À Paris :
Centre névralgique des festivités dans la capitale aux côtés de la bibliothèque Robert Desnos à Montreuil ou de la librairie La Régulière dans le 18e arrondissement, la Maison des Métallos propose une série de rencontres, ce samedi. Parmi elles, une table ronde sur les « intersections et entremêlements féministes » dans la bande dessinée en présence des autrices Pénélope Bagieu et Melek Zertal, ainsi que la traductrice Marie-Paule Noël.
3. À Marseille :
Exit Angoulême. En soutien au boycott, Anouk Ricard a préféré faire fi de la rétrospective honorifique qui devait lui être consacrée, comme le veut la tradition. À la place, direction Marseille, où la dernière lauréate du Grand Prix, qui a notamment réalisé les visuels des « fêtes interconnectées de la BD », tient sa propre expo. Elle est baptisée Loisirs créatifs, et se tient jusqu’au 1er février à la Salle polyvalente de l’Articho.
4. À Strasbourg :
Oubliez Venise, Rio et Notting Hill. Cette année, le carnaval est à Strasbourg. L’antenne alsacienne du Girlxcott donne rendez-vous, ce mercredi, au public sur la place Kléber en fin de journée dans ses « plus beaux costumes d’illustrateurices flashy », précise le collectif sur son compte Instagram. Des prises de parole sont prévues. Une improbable joute, aussi. Ne venez pas avec votre lance, mais « vos plus beaux crayons géants ».
5. À Lyon :
Place au modèle vivant. Ce vendredi, c’est ce que propose le Collège Graphique de Lyon. Mais attention, ici, ce n’est pas du nu, mais une séance de « croquis costumé ». Elle est animée par l’illustratrice Marie Avril pendant une heure et trente minutes, en compagnie de l’effeuilleuse Didi Pattes de Velours comme modèle. Le thème ? Tank Girl, classique de la BD de science-fiction britannique.
