Neptune sourit aux audacieux, nous rappelle la devise de la cité natale de Jules Verne. Par délibération municipale, une allée Lucie Randoin a été dénommée dans le futur quartier de la santé de l’île de Nantes. En écho à cet hommage, un appel avait été lancé en faveur de la conception d’un timbre à l’effigie de cette pionnière qui fut la première femme biologiste à l’Académie de médecine.
Par la suite, la proposition d’inscrire Lucie Randoin sur la Tour Eiffel a été transmise à l’association Femmes & Sciences pour continuer à ouvrir les voiles de cette première aventure philatélique.
A ce titre, le projet Hypatie visait à inscrire dans les emplacements restés libres au deuxième étage de la Tour Eiffel les noms de 72 femmes pionnières et exemplaires dans l’histoire des sciences.
Une telle initiative entend bien entendu voyager vers d’autres continents à la suite de l’Exposition universelle d’Osaka au Japon en 2025, dotée d’un Pavillon des femmes et dont le programme global s’articulait autour de trois thèmes : « Sauver des vies », « Connecter des vies » et « Transformer des vies ».
Rappelons qu’un escalier originel de la Tour Eiffel a été inauguré le 22 février 2022 par Nathalie Kennedy, Consule générale de France à Dubaï, au sein d’un parc de verdure, partie intégrante du site de l’Exposition universelle de Dubaï, puis de la COP28 qui se sont tenues aux Emirats-Arabes-Unis.
Venez donc en Sorbonne en savoir davantage sur le parcours inédit de Lucie Randoin.
Lucie Randoin avait compris que les sciences de la nutrition pouvaient offrir un brassage détonnant de traditions terriennes séculaires mais aussi ouvrir les voiles d’un monde maritime en mouvement.
En date du 28 mai 1940, Lucie Randoin avait rejoint la Station biologique de Roscoff (composante de la Sorbonne). Ses publications furent très largement partagées auprès d’innovateurs dans les sciences de la nutrition et mis en pratique via des relations épistolaires avec Théophile Lognoné (1895-1974), fondateur des industries Probiomer.
