À Nantes, Zero to One muscle sa programmation 2026 avec plus de 30 speakers

Jan 26, 2026 | Nantes

Zero to One revient à Nantes les 28 et 29 janvier 2026 pour une troisième édition portée par H7 et le réseau de lieux _icilundi. L’événement annonce un format dense, articulé autour d’environ 20 conférences et plus de 30 intervenants, avec une cible de plus de 500 participants.
Pour les professionnels de l’événementiel, l’intérêt dépasse la simple liste de speakers. Le programme repose sur une promesse “terrain” et sur une expérience participant très guidée, entre contenus, circulation, et moments de mise en relation. Autrement dit, c’est un cas concret de conception d’un rendez-vous B2B où la production et le pilotage éditorial font la différence.

Zero to One revendique une logique de parcours. Sur deux jours, le public navigue entre conférences, keynotes, tables rondes et pitchs de start-up, selon ses priorités du moment (financement, croissance, recrutement, international, etc.). Ce choix est séduisant, mais il impose une contrainte opérationnelle forte : organiser la liberté sans perdre le rythme.

Concrètement, tout se joue sur la gestion des flux. Dès l’accueil (annoncé “à partir de 8h30”), l’équipe doit absorber des pics d’arrivées, orienter vite, et éviter l’embouteillage aux points de passage (contrôle, badges, vestiaires, accès salles). Ensuite, la promesse “je compose mon programme” ne tient que si la signalétique est irréprochable et si les transitions sont courtes. Ainsi, le moindre retard se propage : une salle qui déborde, un couloir saturé, un speaker qui prend trois minutes de plus… et l’expérience se dégrade.

Zero to One à Nantes

Par ailleurs, l’événement met en avant des outils et espaces de networking, dont une webapp conçue pour connecter les participants avant, pendant et après. Là encore, pour un organisateur, ce n’est pas un “bonus tech” : il faut prévoir l’activation (messages, QR codes, onboarding), l’animation (temps dédiés, mise en relation), et le support (problèmes de connexion, usage sur place).

Enfin, l’afterparty prévue à l’issue de l’événement complète le dispositif. Elle peut renforcer la valeur perçue, à condition d’être cadrée comme un temps de travail informel : capacité, acoustique, circulation, et scénarisation légère pour éviter l’effet “soirée qui se vide”.

Avec plus de 30 speakers annoncés, la gouvernance éditoriale devient un enjeu central.
Le risque, dans ce type de rendez-vous B2B, n’est pas le manque d’idées, mais l’empilement de prises de parole sans niveau de preuve. Dès lors, l’équipe programme doit verrouiller des briefs simples : un angle, un cas précis, des arbitrages, et des enseignements transférables.

Le programme publié illustre cette volonté de contenu incarné. Jour 1, par exemple, Wilfried Granier (Superprof) est annoncé sur un retour d’expérience autour de “l’épopée Superprof”, et Roxanne Varza (Station F) sur une intervention intitulée “Pourquoi Yann Le Cun veut créer sa start-up à Paris ?”.
Jour 2, Cyril Chiche (Lydia) doit revenir sur l’évolution “de Lydia à Sumeria”, tandis qu’Aurore Pinon-Jacques (Goodvest) aborde la construction d’une communauté d’investisseurs engagés.


Pour une agence évènementielles ou un prestataire, ces formats impliquent un pilotage fin en amont : collecte des éléments (bio, visuels, disclaimers), préparation des conducteurs, et cadrage des échanges. Les sessions “animées par” ajoutent aussi une variable de qualité : un bon modérateur tient le timing, relance sur des points concrets, et évite le discours trop général. Côté régie, la variété des intervenants impose une coordination serrée (arrivées, répétitions, micro, supports, gestion des changements de dernière minute).

Enfin, l’équilibre entre contenu et rencontres n’est pas automatique. Il doit être fabriqué : enchaîner les talks sans respirations peut saturer le public, mais trop de “temps libres” dilue la valeur. Zero to One semble miser sur cette alternance, avec l’objectif assumé de créer des échanges utiles, au-delà de la scène.