La directrice du centre hospitalier public, labellisé « hôpital de proximité », préfère regarder l’avenir avec optimisme. Illustrant cette disposition d’esprit en citant au fil de ses vœux toutes les actions qui ont participé à ce que l’hôpital public « progresse et améliore sa performance ». En louant, en premier lieu, « l’engagement au quotidien, la capacité d’adaptation, d’initiative et de solidarité » de tous les personnels du centre hospitalier.
Des personnels mobilisés
« S’il fallait une illustration concrète de cet engagement » dont Laurence Couloudou a félicité mardi 13 janvier l’ensemble des personnels de l’hôpital, « il suffit de regarder la semaine dernière et, en particulier, les journées des 6, 7 et 8 janvier dernier : 30 cm de neige en deux jours, un département totalement paralysé, des routes impraticables, puis la tempête Goretti. Et pourtant, l’hôpital a tenu, parce que certains ont enchaîné deux postes d’affilée, parce que d’autres sont restés dormir dans l’établissement, pour être sûrs d’être présents le lendemain, parce que les équipes technique et logistique ont assuré sans relâche, parce que la restauration, l’intendance, les services support se sont mobilisés pour le confort et le réconfort de ceux qui tenaient les soins. »
Certains ont enchaîné deux postes d’affilée, d’autres sont restés dormir dans l’établissement
C’est cette « image d’un collectif solidaire, d’un hôpital qui tient parce que chacun prend sa part avec bienveillance et sens des responsabilités » que la directrice de l’hôpital « veu[t] retenir pour l’exercice 2026 qui vient de s’ouvrir ». Les temps restent durs, Laurence Couloudou ne se voile pas la face, mais la nécessaire rigueur budgétaire n’empêche pas les projets et réalisations.
Une vision à long terme
Au cours de l’été 2025, les services d’hématologie et d’oncologie ont investi un étage entièrement rénové, offrant de meilleures conditions d’accueil et de prise en charge des patients et de travail pour les personnels. Pour désengorger un service des urgences toujours en tension, une unité mobile hospitalière paramédicalisée (UMPH) a été créée, en août. « Un Smur sans médecin », le définit en résumé Laurence Couloudou. Cette équipe mobile s’appuyant sur un(e) infirmier(ère) spécifiquement formé(e) a effectué onze sorties depuis sa création. Elle montera probablement en puissance en 2026.


