Une échéance incontournable pour bien gérer son immeuble, Lire la suite

Jan 14, 2026 | Non classé

Début d’année rime souvent avec assemblée générale de copropriété. C’est le moment où se décident les travaux, les budgets, les orientations de l’année et les responsabilités de chacun.
Pour de nombreux copropriétaires, ce rendez-vous peut être source de stress : documents à comprendre, votes techniques, choix parfois coûteux…

Pourtant, avec un peu d’anticipation et de méthode, participer à l’AG devient un exercice clair, efficace et utile à la bonne gestion du bâtiment.

Anticiper en amont : la clé d’une AG réussie

La préparation commence dès la réception de la convocation.
Ce document détaillé — ordre du jour, projets de résolution, devis de travaux — doit être lu attentivement.
Chaque point mérite d’être compris : les travaux proposés, leur coût, leur urgence, les conséquences d’un vote négatif ou d’un report.

Prendre un temps pour relire les procès-verbaux des années précédentes permet également de comprendre les dossiers en cours, les engagements déjà votés et ceux qui doivent être renouvelés.

S’informer sur les travaux et les dépenses

Si des travaux sont inscrits à l’ordre du jour, demander des précisions au syndic ou au conseil syndical est un réflexe utile.
Comparer les devis, comprendre les postes de dépenses, s’assurer de la conformité des entreprises sollicitées… autant d’éléments qui évitent des décisions précipitées.

Les copropriétaires peuvent aussi échanger entre voisins, surtout lorsqu’un sujet important est en débat : ravalement, changement de chaudière, rénovation énergétique, mise aux normes d’ascenseur…
Un dialogue constructif en amont permet de clarifier les positions et d’éviter les tensions le jour J.

Préparer ses questions

Une assemblée générale est l’occasion d’obtenir des réponses précises.
Il est donc judicieux de noter à l’avance toutes les questions sur la gestion de l’immeuble, qu’il s’agisse :

  • des charges,
  • du budget prévisionnel,
  • de la gestion des sinistres,
  • ou de l’avancement de certains dossiers.

Plus la réunion est structurée, plus elle se déroule rapidement et sereinement.

Participer ou se faire représenter

Être présent est préférable pour contribuer activement aux décisions.
Si cela est impossible, donner une procuration à un voisin de confiance ou à un membre du conseil syndical garantit que votre voix compte.

La procuration doit être remplie avec soin, conformément au modèle fourni, pour éviter toute contestation ultérieure.

Le jour de l’AG : rester clair, posé et constructif

Le bon déroulement repose autant sur l’ordre du jour que sur l’attitude des participants.
Écouter, poser des questions, comprendre les enjeux et éviter les débats hors sujet permet à chacun d’avancer efficacement.
Une AG constructive est celle où chaque copropriétaire se sent responsable et impliqué dans la gestion collective.

Après l’assemblée : suivre les décisions

Une fois le procès-verbal reçu, il est important de relire les décisions votées, d’en vérifier les délais d’exécution et de noter les travaux à venir.
Ce suivi évite les mauvaises surprises, notamment lors du prochain appel de charges ou lors d’un futur chantier.

Les copropriétaires qui souhaitent contester une décision disposent de deux mois à compter de la notification du procès-verbal.

En résumé

Préparer l’assemblée générale, c’est avant tout anticiper, s’informer et dialoguer.
Une AG bien préparée est un gage de bonne gestion, de décisions claires et d’une copropriété sereine.

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