Le bâtiment intègre deux vestiaires de 65 et 50 m², un troisième pour les arbitres, deux sanitaires, un local médical, une laverie, et… c’est tout. Le club de triathlon, avec lequel il devait être mutualisé, n’est plus dans la boucle. L’espace d’accueil « VIP » attendra. Il a été enlevé du projet pour limiter les frais.

Philippe Ménard / SO
Pourtant, la facture a flambé, 920 686 euros au total, près du double du projet initial. La majorité avait livré ses explications lors du conseil municipal du 11 décembre. Le déplacement du bâtiment a imposé de creuser 100 mètres de canalisations, un bassin de rétention. L’inflation est passée par là. Un bassin de rétention a été ajouté, ainsi que des panneaux photovoltaïques qui, à terme, généreront des recettes. En raison d’un chauffage au sol, l’installation des patères aurait aussi coûté plus cher que prévu.

Philippe Ménard / SO
482 licenciés
Malgré des installations sommaires, la discipline ne cesse de se développer. « On en est à 482 licenciés, dont 300 jeunes de 6 à 19 ans et 44 éducateurs. La formation est au cœur de notre projet. L’objectif final, c’est d’alimenter l’équipe seniors. Mais au-delà du rugby, on forme aussi des hommes, autour de valeurs de respect, d’entraide », plaide le directeur, Benoît Patarin, épaulé par Armel Dossou, agent de développement sportif pour l’école de rugby.

US Saintes rugby
Le club est fier d’avoir créé une section « baby rugby santé ». « Cela mobilise beaucoup d’énergie, il faut quasiment un éducateur par enfant, un médecin, un ostéopathe, mais cela leur apporte beaucoup », souligne Benoît Patarin. Après les Rocs & Roses, un groupe de femmes en rémission d’un cancer du sein, une section dédiée aux hommes en convalescence est dans les tuyaux avec le service urologie du centre hospitalier.
« On est limité dans nos infrastructures, on doit chercher des ressources un peu partout »
L’attente du synthétique
« On est limité dans nos infrastructures, on doit chercher des ressources un peu partout », observe le club, qui multiplie les partenariats pour irriguer ses ambitions. « En décembre, on a fait les dix ans de l’opération « Un joueur, un maillot ». On a commencé en distribuant 38 maillots. Là, on en a offert 311, pour une valeur de 10 000 euros. »



