La date choisie n’a rien d’un hasard. Elle coïncide avec l’anniversaire de la mort de Marcel Deflandre, ce résistant rochelais fusillé en 1944 et qui a donné son nom au stade dès 1947. C’est lui qui, pour « détourner les ouvriers de sa raffinerie du boulevard de la soif (le boulevard Emile-Delmas, NDLR) » ou pour « s’ancrer dans la vie locale », on ne sait pas exactement, s’est impliqué dans la vie sportive locale et a été président du Stade Rochelais en 1939. Trente-et-un ans plus tard, en 1970, Serge Palito, ancien joueur et dirigeant du club, inaugurait la stèle du souvenir… pile à l’endroit qu’elle a retrouvé aujourd’hui. « Ça, on ne le savait pas, on l’a découvert en faisant nos recherches », se réjouit Didier Morin, président des Anciens du Stade Rochelais. Aux côtés de Jean-Michel Blaizeau, historien et sociologue du sport, il a voulu restaurer la stèle dégradée par le temps, et la rendre plus visible.

S. C. / Sud Ouest
Ce dimanche matin, Vincent Merling, actuel président du club, le maire de La Rochelle Thibaut Guiraud, mais aussi le petit-fils de Marcel Deflandre, Patrick Deflandre, ont tour à tour rendu hommage au résistant, et à toutes les figures emblématiques du Stade décédées. « C’est notre devoir de ne jamais oublier ceux qui nous ont quittés et qui ont contribué à construire le Stade Rochelais, déclare Vincent Merling. Le sens du collectif est notre principale valeur. »

