Après une période de fortes turbulences, le secteur enregistre une reprise des transactions et une modération des prix. Les professionnels observent un retour à une certaine normalité, tout en maintenant une attitude prudente face aux incertitudes persistantes.
L’année 2025 marque une étape significative pour le marché de l’immobilier ancien en France. Les indicateurs principaux affichent une nette amélioration, avec une reprise sensible du volume des ventes et une évolution des prix contenue. Cette dynamique permet au secteur de retrouver un équilibre après deux années de contraction marquée. Les réseaux d’agences notent une progression des transactions, se rapprochant des niveaux enregistrés avant la phase de ralentissement. Cette tendance est interprétée comme le signe d’un marché qui se régule, bénéficiant d’un contexte de taux d’emprunt redevenus plus accessibles et d’une correction préalable des valeurs.
Plusieurs facteurs expliquent cette embellie. La baisse progressive des taux d’intérêt a facilité l’accès au crédit pour les acquéreurs. Parallèlement, l’ajustement à la baisse des prix observé les années précédentes a restauré une partie du pouvoir d’achat immobilier. Les primo-accédants, particulièrement affectés par la hausse des taux, ont ainsi pu retrouver le chemin des acquisitions, leur part parmi les acheteurs augmentant sensiblement. Les établissements bancaires ont également joué un rôle en maintenant leurs efforts pour accompagner cette clientèle.
Cette reprise n’efface pas pour autant toutes les difficultés structurelles. Le marché locatif demeure sous tension, une situation accentuée par le retrait relatif des investisseurs particuliers du segment de la location. L’offre de logements disponibles reste inférieure aux niveaux d’avant-crise dans de nombreuses zones, notamment dans les grandes agglomérations. Les professionnels soulignent que sans mesures incitatives pour relancer l’investissement locatif, ces déséquilibres pourraient persister. Un dispositif fiscal destiné aux bailleurs privés est d’ailleurs en discussion au Parlement.
Malgré les signaux positifs, la prudence reste de mise. Les acteurs du secteur pointent du doigt l’instabilité politique et le contexte géopolitique comme des facteurs de risque susceptibles d’influer sur la confiance et les décisions d’achat dans les mois à venir. Si le marché a incontestablement pansé ses plaies les plus visibles et retrouvé un rythme plus soutenu, la route vers une consolidation durable semble encore semée d’embûches. La vigilance s’impose donc pour préserver les équilibres récemment retrouvés.
