Entre octobre 2024 et octobre 2025, 929.000 logements ont été vendus en France, dévoile ce lundi le baromètre national de Se Loger-Meilleurs Agents. Un chiffre en augmentation, alors que les prix repartent également à la hausse, et que des difficultés persistent.
Le marché immobilier français montre des signes positifs, avec une reprise de l’activité et un retour à la hausse des prix, selon le baromètre national des prix de l’immobilier de Se Loger-Meilleurs Agents publié ce lundi. Pour autant, la France traverse toujours « une crise du logement profonde« , avec des tensions, des difficultés structurelles d’accès et un manque de mobilité résidentielle.
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929.000 logements vendus en France en un an, des hausses de prix importantes à Paris et dans les zones rurales
Selon l’étude, de fin octobre 2024 à fin octobre 2025, environ 929.000 logements ont été vendus en France, soit une hausse de 11 % sur un an et une nette amélioration par rapport à 2024, même si le niveau reste inférieur à celui d’un marché jugé fluide (estimé autour d’un million de transactions).
Par ailleurs, les prix repartent à la hausse sur l’ensemble du territoire. Tous les indices de prix progressent de plus de 1% sur un an, que ce soit à Paris, sur le top 10, sur le top 50 des villes françaises, ou sur l’immobilier rural, alors qu’ils reculaient encore majoritairement un an plus tôt. C’est à Paris et dans les zones rurales que les hausses sont les plus importantes, avec respectivement +2,9% et +2,8% en un an. Cette hausse reste toutefois limitée, en raison de taux de crédit plus élevés qu’espéré au printemps 2025.
Dans les grandes villes, la tendance est globalement positive. La quasi-totalité des dix plus grandes villes françaises affiche des prix en hausse. Nice se distingue avec une progression supérieure à 3% sur un an, tandis que Toulouse, Bordeaux, Marseille ou Montpellier enregistrent des hausses plus modestes. Nantes fait figure d’exception, avec des prix encore en baisse (-3,9%), mais à un rythme plus lent qu’en 2024.
La hausse des loyers ralentit
Côté crédit, les taux se sont stabilisés à partir du printemps 2025. Au 1er décembre, ils s’établissent autour de 3,5% sur 25 ans et 3,4% sur 20 ans.
Sur le marché locatif, la hausse des loyers ralentit nettement. Elle atteint environ 1,3% en 2025, contre près de 3% l’année précédente. Cette accalmie s’explique en partie par le retour de certains ménages vers l’achat. La pénurie de logements à louer reste cependant marquée dans les zones tendues. À Paris, l’offre locative demeure inférieure de 30% à 40% à son niveau d’avant Covid.
L’incertitude politique, « un frein important à la projection des ménages »
Pour 2026, Se Loger-Meilleurs Agents anticipe, « sauf choc macroéconomique majeur« , un nombre de ventes proche de 980.000, des taux de crédit autour de 3,5% et une hausse des prix comprise entre 2% et 3% sur l’année.
« Le marché immobilier poursuit sa phase de normalisation. Après être clairement sorti du rouge, 2025 marque le début d’un cycle à nouveau positif, avec des progressions de prix encore modérées mais bien réelles« , analyse Thomas Lefebvre, vice-président Data de Se Loger et Meilleurs Agents. Cependant, « aujourd’hui, au-delà des conditions financières, l’incertitude politique constitue un facteur de frein important à la projection des ménages sur le marché immobilier« , alerte-t-il.
Méthodologie
Le baromètre Se Loger-Meilleurs Agents est élaboré à partir des données de transactions communiquées par environ 30.000 agences immobilières présentes sur les plateformes, couvrant en moyenne plus de 30% des transactions immobilières nationales, y compris dans les zones rurales. Les prix affichés correspondent à des prix de commercialisation, retraités pour refléter l’évolution du marché. L’étude repose également sur des données socio-démographiques, sur la base des Demandes de valeurs foncières (DVF) et sur les transactions notariales et sur les transactions historiques enregistrées par la base BIEN des Notaires de Paris/Ile-de-France.
