Le marché immobilier a repris un peu d’air en 2025. Les chiffres repartent, les taux se calment. Suffisant pour parler d’une vraie opportunité en 2026 ? Pas si simple.
Le marché n’est plus à l’arrêt. En 2025, environ 900 000 transactions ont été enregistrées en France. C’est nettement plus qu’un an plus tôt. Pas un boom, mais un retour à des volumes jugés acceptables après deux années très compliquées. En clair : l’immobilier recommence à bouger, décrypte RTL.
Pourquoi maintenant ? D’abord parce que les prix ont cessé de décrocher. Après une baisse d’environ 7 % sur deux ans, ils se sont globalement figés. Certaines estimations parlent même d’une légère hausse, inférieure à 2 %. Rien qui affole, mais assez pour montrer que le point bas est probablement passé. Dans beaucoup de secteurs, les négociations restent possibles, surtout sur les biens restés longtemps sur le marché.
Autre changement notable : le crédit. Les taux ne sont plus ceux de la crise. Autour de 3 % sur vingt ans pour les dossiers bien négociés, contre plus de 4 % auparavant. Pour les acheteurs, la différence est concrète. À salaire égal, la banque prête à nouveau un peu plus.
Mais faut-il pour autant se précipiter ? La question mérite d’être posée… et la réponse mérite de s’y attarder. Si les professionnels évoquent en effet une année 2026 plus stable, ils préconisent dans la foulée de ne pas s’emballer. D’ailleurs, les ventes pourraient encore progresser, mais modestement. Une remontée des taux reste possible, tout comme des secousses liées au contexte politique.
Les élections municipales approchent, avec leur lot d’incertitudes, notamment en ce qui concerne la fiscalité locale. Taxe foncière, encadrement des loyers, règles pour les investisseurs : autant de sujets qui incitent certains acheteurs à temporiser, et à décaler leur projet d’achat immobilier.
En clair, 2026 pourrait être une année plus favorable que 2025 pour investir dans un bien. Mais ce ne sera pas une année évidente pour autant. Ceux qui avancent avec un projet solide auront sans doute une carte à jouer. Les autres, devront accepter d’attendre encore un peu.
publié le 3 janvier à 10h40, Nathan Hallegot, 6Medias
