La petite histoire du mobilier parisien : l’édicule Guimard, une entrée de métro Art nouveau

Déc 31, 2025 | Paris

Par
Graziella de Sortiraparis · Photos par
Cécile de Sortiraparis · Mis à jour le 31 décembre 2025 à 14h39
· Publié le 31 décembre 2025 à 14h30

Comme une liane de fer forgé surgissant du trottoir, l’entrée du métro parisien est une œuvre d’art à ciel ouvert. Conçue par Hector Guimard, elle a transformé l’accès au monde souterrain. Plongez dans l’histoire de ces bouches de métro aux courbes végétales, témoins d’une époque où l’industrialisation s’alliait à la poésie.

C’est à l’aube du XXe siècle, en pleine effervescence de l’Exposition Universelle de 1900, que Paris inaugure son premier réseau de métro. Pour habiller les 141 bouches de stations, la Compagnie du chemin de fer métropolitain fait appel à l’architecte Hector Guimard. Son objectif ? Rendre l’accès à ce nouveau transport souterrain, alors perçu comme anxiogène, plus accueillant et esthétique.

Le dernier édicule de type B d'Hector Guimard - Métro Porte Dauphine  -  A7C5192Le dernier édicule de type B d'Hector Guimard - Métro Porte Dauphine  -  A7C5192Le dernier édicule de type B d'Hector Guimard - Métro Porte Dauphine  -  A7C5192Le dernier édicule de type B d'Hector Guimard - Métro Porte Dauphine  -  A7C5192Le saviez-vous ? Il existe sept édicules de métro Guimard hors de Paris, découvrez où
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Quand la nature sculpte le fer

Le génie de Guimard réside dans sa capacité à faire fusionner l’industrie et l’organique, typique de l’Art nouveau. Il a utilisé la fonte de fer, matériau moderne et économique, pour créer des formes inspirées de la nature : des tiges de muguet stylisées qui s’entrelacent, des bulbes lumineux évoquant des yeux d’insectes, et des lettres « Métropolitain » aux courbes sinueuses qui semblent tout droit sorties d’une écriture végétale.

Chaque édicule est pensé comme une sculpture qui dialogue avec l’environnement urbain, adoucissant la rigueur des façades haussmanniennes par sa fantaisie.

Le dernier édicule de type B d'Hector Guimard - Métro Porte Dauphine  -  A7C5187Le dernier édicule de type B d'Hector Guimard - Métro Porte Dauphine  -  A7C5187Le dernier édicule de type B d'Hector Guimard - Métro Porte Dauphine  -  A7C5187Le dernier édicule de type B d'Hector Guimard - Métro Porte Dauphine  -  A7C5187Le saviez-vous ? Voilà le dernier édicule d’origine de station de métro d’Hector Guimard de Type B
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Des chefs-d’œuvre menacés de disparition

Si les édicules Guimard sont aujourd’hui vénérés, ils n’ont pas toujours fait l’unanimité. Jugés trop « démodés » ou « excentriques » dans l’après-guerre, beaucoup ont été détruits ou remplacés par des entrées plus simples et fonctionnelles.

Sur les 141 créations originales, il n’en reste qu’une petite centaine, dont seules quelques-unes (comme Porte Dauphine ou Abbesses) sont des kiosques entièrement couverts. Leur survie est le fruit d’une prise de conscience tardive de leur valeur patrimoniale et artistique.

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