Immobilier. Neuf, ancien… Quelles sont les dernières tendances sur le marché?

Déc 30, 2025 | Non classé

Le marché de l’ancien était en pleine reprise, mais cette reprise semble s’essouffler ces derniers temps. Après la traditionnelle pause estivale, le rebond des ventes a été moins important que prévu.

Le rythme des ventes a même reculé en septembre. Et encore davantage en octobre. Le contexte de remontée des taux de crédit et d’instabilité politique semble jouer un rôle non négligeable dans cette tendance.

Des différences régionales

Ce constat de ralentissement du marché de l’ancien est cependant à nuancer selon les régions. Un quart d’entre elles voient leur activité immobilière baisser nettement : -10 % en Rhône-Alpes, Alsace et Midi-Pyrénées.

Certaines régions voient leurs ventes reculer plus faiblement, comme les Pays-de-la-Loire et le Nord-Pas-de-Calais.

D’autres secteurs géographiques connaissent une stagnation, comme l’Auvergne, le Centre et la Haute-Normandie.

Ailleurs, les ventes continuent au contraire à progresser, comme en Aquitaine, en Champagne-Ardenne et en Franche-Comté. Des régions où il existe une forte pression de la demande.

Les prix toujours à la hausse dans l’ancien

En dépit du ralentissement des ventes, les prix de l’ancien poursuivent leur progression. En octobre 2025, ils ont enregistré une hausse de 1,9 % sur un an.

Plus précisément, + 2,1 % pour les appartements et +1,7 % pour les maisons. Pourquoi ? La pénurie des biens disponibles n’incite pas les vendeurs à baisser leurs prix, bien au contraire.

Ils savent qu’ils parviendront à vendre leur bien, même au prix fort. Ce qui pénalise par conséquent les ménages modestes et les primo-accédants. Aussi bien en ville que dans les territoires ruraux.

Le neuf mitigé

Du côté du neuf, il existe une grande différence entre les maisons et les appartements. Les maisons neuves sont en pleine progression, en termes de volumes de ventes.  Mais aussi de prix : + 2,2 % sur un an.

Les appartements neufs, en revanche, poursuivent leur baisse, constatée depuis deux ans. En cause, sans doute, le niveau de prix décourageant les potentiels acquéreurs.