Pyrénées-Atlantiques : Handi Ressources 64, le dispositif pionnier favorisant l’inclusion est une réussite

Déc 12, 2025 | Saint-Pée/Biarritz

C’est là toute la raison d’être du pôle Handi Ressources, structure créée en 2014, qui se donne l’objectif ambitieux de l’inclusion des 0 à 17 ans, porteurs de handicap, dans les…

C’est là toute la raison d’être du pôle Handi Ressources, structure créée en 2014, qui se donne l’objectif ambitieux de l’inclusion des 0 à 17 ans, porteurs de handicap, dans les structures collectives ordinaires (crèches, relais assistantes maternelles, centres de loisirs, accueils périscolaires, espace ados, séjours de vacances). Pour cela, l’équipe, menée par la dynamique chargée de mission Delphine Larrue, intervient tant auprès des parents que des professionnels. Aux uns, elle donne les clés de ce qui prend souvent des allures de labyrinthe. Aux autres, elle partage un savoir-faire qui trouve, aussi, sa source dans l’expérience acquise par le centre d’animation Elgarrekin de Saint-Pierre-d’Irube. Dès sa création, ce dernier a choisi d’ouvrir ses portes à chaque enfant, jeune valide ou en situation de handicap et chaque famille sans distinction. Au commencement d’Handi Ressources, la structure a servi de socle.

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Guichet unique

C’est sur ces fondations qu’a grandi le projet, qui fait aujourd’hui l’unanimité des partenaires impliqués, présents lundi 8 décembre à Saint-Pée-sur-Nivelle, à l’occasion de la Journée départementale de l’accueil inclusif. Au premier rang desquels le Service départemental à la jeunesse, à l’engagement et au sport (SDJES) qui, au côté de la Caisse d’allocations familiales, particulièrement impliquée, du Conseil départemental et de la MSA notamment, ont accompagné l’activité de la structure dès ses prémices.

Angel Bento, Vincent Bastien et Fabien Dauriac (au centre, en partant de la gauche) complètent l’équipe de Handi Ressources.
Angel Bento, Vincent Bastien et Fabien Dauriac (au centre, en partant de la gauche) complètent l’équipe de Handi Ressources.
Maire Saint-Pée-sur-Nivelle

« Il y a une volonté politique et un accompagnement financier qui, en ces temps de nécessaires arbitrages, ne se démentent pas, précise Philippe Etcheverria, chef du SDJES. C’est un engagement collectif, certes. Mais c’est aussi une réponse à la loi du 11 février 2005, pour l’égalité des droits et des chances. » Laquelle met en avant l’accessibilité de manière globale, à l’école et l’insertion professionnelle. Les récentes inquiétudes exprimées par les chefs d’établissement et les AESH ont illustré les freins qui en empêchent la bonne application en milieu scolaire.

En ce qui concerne le champ extrascolaire, avec seulement 2,5 équivalents temps plein, Handi Ressources fait sentir sa présence sur l’ensemble du département, 365 jours par an. En 2025, cela représente des interventions auprès de 25 structures et 148 professionnels de la petite enfance, et 57 structures et 332 personnels enfance et jeunesse :

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« On sillonne l’ensemble du territoire, dans un équilibre quasi égal entre Pays basque et Béarn, écrit Delphine Larrue. Nous parvenons régulièrement à débloquer des situations d’urgence. Auprès des animateurs et personnels, nous arrivons à démontrer que les peurs et craintes légitimes qu’ils peuvent ressentir à l’occasion de la prise en charge nouvelle d’un jeune en situation de handicap, peuvent disparaître à partir du moment où ils se rendent compte que leur formation, même si elle n’a pas toujours abordé le sujet, leur a donné des clés. Beaucoup ont la compétence sans parfois le savoir. À tel point que certains peuvent devenir des référents sur lesquels nous pourrons nous appuyer par la suite. » Ainsi le territoire se maille-t-il pour respecter l’objectif d’une prise en charge la plus locale possible. Un souci de moins pour les parents. Avec l’épicentre, le pôle basé à Saint-Pierre-d’Irube qui matérialise le guichet unique dédié à la question de l’inclusion dans le département.

« La fin du début »

Alors que la convention signée il y a trois ans touche à sa fin (« c’est la fin du début », imagent les partenaires qui ne doutent pas d’une prorogation), la chargée de mission a conscience que la conjoncture actuelle n’est pas favorable à un renforcement des moyens. Lesquels concernent tant le maintien du personnel que l’apport en matériel.