Multi-instrumentistes, Les Ogres de Barback ont nourri les quatre albums de « Pitt Ocha » de leur amour de la musique sous toutes ses formes. Le groupe qui réunit trois frères et deux sœurs en a tiré un spectacle inclassable, drôle et pétillant. Le chapiteau qui tourne depuis trois ans se pose une avant-dernière fois à Matha. Fredo Burguière, Oléronais d’adoption, fait le bilan.
« La Pittoresque histoire de Pitt Ocha » date de 2003. Quelle était l’idée de départ ?
Je suis le premier à avoir eu une enfant, en 2001. Tout seul dans ma chambre, je me suis mis à écrire pour ma fille. Un jour, j&rsquo…
Multi-instrumentistes, Les Ogres de Barback ont nourri les quatre albums de « Pitt Ocha » de leur amour de la musique sous toutes ses formes. Le groupe qui réunit trois frères et deux sœurs en a tiré un spectacle inclassable, drôle et pétillant. Le chapiteau qui tourne depuis trois ans se pose une avant-dernière fois à Matha. Fredo Burguière, Oléronais d’adoption, fait le bilan.
« La Pittoresque histoire de Pitt Ocha » date de 2003. Quelle était l’idée de départ ?
Je suis le premier à avoir eu une enfant, en 2001. Tout seul dans ma chambre, je me suis mis à écrire pour ma fille. Un jour, j’ai proposé à mes frères et sœurs de faire un album pour enfants. À partir de là, on a créé un conte, et c’est devenu un projet gigantesque, en intégrant des gens que l’on croisait, Pierre Perret, Debout sur le Zinc, La Rue Kétanou… On en est à quatre albums et un spectacle sous chapiteau.
À quel moment est-ce devenu un spectacle ?
Très tard. On ne voulait pas le faire, au départ. Avec les Ogres, on fait de la scène depuis trente ans. Les dix premières années, on adorait faire de la route, rencontrer les gens, mais la scène, ce n’était pas le moment le plus agréable. C’est un apprentissage de longue haleine, on a fini par se sentir plus à l’aise. Pour ce projet, il fallait repartir de zéro. On a décidé de faire un spectacle sous chapiteau, en mettant toutes les idées que l’on avait.

Les Ogres de Barback s’appuient sur une comédienne pour donner corps à leur spectacle autour de la musique sous toutes ses formes.
Ph. M. / Archives SO
Est-ce que ça vous a obligé à enrichir votre palette de jeu ?
Entre le début il y a trois ans et maintenant, on a vraiment progressé ! Le côté comédien nous faisait peur. C’est pour ça qu’on a intégré Manon, une amie que l’on connaissait depuis trente ans. C’est comme un cirque musical où s’enchaînent des numéros à notre sauce.
Que retirez-vous de cette aventure ?
C’est à l’image de nos trente ans de carrière. Il y a une succession de projets où l’on s’est dit : ça va être chaud, et à la fin, on était heureux d’avoir cette liberté. Pour « Pitt Ocha », on est parti en mettant tout ce que l’on pouvait sur la table. On a pris tous les risques. La première année, les comptes étaient dans le rouge. On a fait complet pendant trois ans, on rentre dans nos frais. C’est ça la clé, avoir la persévérance de faire ce que l’on veut, comme on le veut.
L’avant-dernière est à Matha, ça fait quoi d’arriver au bout ?
Avec les Ogres, on est déjà passé à autre chose, donc tout va bien. On n’a jamais vraiment pris le temps de se poser pour digérer.
Il y a eu un travail en amont avec les écoles, cela se traduit comment ?
C’est intéressant quand les scolaires, en arrivant dans le chapiteau, savent de quoi ça parle. On a fait un livret pédagogique, on l’envoie aux écoles, ils peuvent travailler dessus avant. Quand ils viennent au spectacle, ils n’arrivent pas comme un cheveu dans la soupe. Cette fois, on a monté un gros truc, avec des interventions au collège de Saint-Jean-d’Angely, au collège de Matha et à l’école de Matha. Deux chansons ont été écrites, elles seront chantées avec les parents lors d’un spectacle le vendredi 12 décembre. Le but est d’impliquer les habitants, la ville et les enfants sur le fait qu’un cirque un peu spécial vient chez eux.
Vous sortez de l’organisation du festival « Les Nuits arméniennes », sur l’île d’Oléron, quel bilan en tirez-vous ?
Ultra-positif ! L’an dernier, c’était une édition test, sur un week-end. Les retours étaient bons. Là, on a bien chargé le programme, sur une semaine. C’était un pari de faire ça fin novembre sur une île qui s’anime d’avril à octobre. On a fait ça pour les gens de l’île et pour ceux qui sont en dehors, en les invitant à y venir. Il y a eu des ateliers cuisines, des animations dans les écoles, une exposition, plein de spectacles. Certains ont fait complet, d’autres pas loin. C’était plus difficile pour la musique classique. L’objectif va être de trouver des subventions pour réduire le prix des places.
Vous avez aussi organisé un événement pour l’association Stop Chron’O le 21 mai. Vous avez fait beaucoup de choses à Oléron ces derniers mois, vous avez envie de garder ce rythme ?
J’ai fait 25 ans d’associatif à Cergy-Pontoise, j’en avais un peu fait le tour. Ici, je pensais me mettre au vert, mais je suis retombé dedans la tête la première. J’ai quand même un métier, mais ce qui est sûr, c’est que l’on remet ça l’an prochain pour les Nuits arméniennes et Stop Chron’O. Il faut arriver à l’intégrer dans le paysage. On va rester sur quelque chose une fois par an autour du 19 mai.



