Il passe alors des concours administratifs et devient conseiller pénitentiaire d’insertion et probation, avec la mission de prévenir la récidive des délinquants. « À 50 ans, j’ai repris les études pour obtenir un master 2 en criminologie, je travaille en milieu ouvert à Bordeaux. »
L’épopée de Bastia
Mais quand il s’agit de football, c’est autre chose. L’illumination arrive souvent très tôt. Elle a le goût de l’enfance, la saveur des grandes soirées en famille devant le petit écran. La révélation a lieu en 1978. Un coup de foudre. Pour l’éternité. « Mon premier souvenir de foot, c’est à 8 ans, en regardant les matchs de l’épopée de Bastia en Coupe d’Europe. Mon père était passionné, il a été joueur et arbitre de niveau départemental. »
« De joueur, je suis devenu éducateur, dirigeant, arbitre et président »
Le jeune garçon de Courpignac, où ses parents étaient agriculteurs, signe sa première licence non loin de là, à Mirambeau. Il y aura ensuite Montendre, puis le CS Bussac-Forêt, où il vit une accession en Promotion de Ligue (actuel Régional 3). « De joueur, je suis devenu éducateur, dirigeant, arbitre et président. Je fus le premier président du club à ne pas habiter à Bussac. »
Ce sera un avantage au moment de la fusion avec l’AS Montendre, en 2021. « Les clubs atteignaient le plafond de ce qu’ils pouvaient faire. Les deux délégations sont tombées d’accord sur les modalités et les municipalités nous ont soutenus. Tout s’est bien passé sportivement. Nous avons remporté la Coupe Aristide-Métayer les deux premières années et nous sommes montés en Régional 3, tout en développant l’école de foot. Cela me tient à cœur car on prépare aussi de futurs citoyens, pas seulement des footballeurs. »
Le FC Sud 17 se situe à trois kilomètres de la Gironde. « Nous avons vocation à accueillir les jeunes Charentais-Maritimes, mais historiquement, le club penche vers la Gironde, où se trouve notre axe de recrutement. »
« Passionnant mais fatigant »
Le capitaine Anthony Leux, lui, fait partie des joueurs locaux. Parti de Montguyon à 23 ans pour aller jouer à Angoulême, il a aussi évolué à l’AS Cozes avant de signer au FC Sud 17, où il côtoie le directeur sportif Anthony Cloux, un membre historique du club. Malgré un emploi du temps très chargé, Frédéric Chaubénit est un président engagé. « Ce n’est pas toujours simple de tout concilier, cela prend beaucoup de temps, mais je suis soutenu par mon épouse et par les dirigeants. Mon fils est responsable technique jeunes au club, ma fille est joueuse et éducatrice pour les U6-U7. J’ai l’habitude de dire que dans la semaine, je fais trois actions quotidiennes pour le club. Et le week-end, je suis avec l’équipe A, la réserve et les catégories jeunes. C’est passionnant mais fatigant. »
Frédéric Chaubénit envisage donc sa succession. « C’est ma 5e saison de présidence, plus deux années à Bussac. Je prépare la suite. Il faut donner un nouveau souffle, trouver d’autres idées, apporter au comité directeur des expertises autres que celles du football. » Mais samedi, à Bussac-Forêt, c’est le derby face au FC Jonzac Saint-Germain (2e). En difficulté cette saison, le FC Sud 17 (11e) est toujours en quête de son premier succès et compte 22 points de retard sur son voisin.
À l’ES La Rochelle, Benjamin Darmon n’est plus en charge du sportif
Arrivé à l’ES La Rochelle en décembre 2023 pour succéder à Jamel Kouroghli comme entraîneur de l’équipe de Régional 1 en grande difficulté, Benjamin Darmon avait amélioré les résultats, sans toutefois éviter la relégation. L’équipe avait ensuite été repêchée en R1 pendant l’été. Il était alors devenu le responsable du projet de l’Entente et avait présenté, en juin 2024, un volet sportif et social sur le long terme auquel il tenait beaucoup.
Mais avec une nouvelle relégation en Régional 2 en juin 2025, la disparition de l’équipe féminine de Fabrice Poullain après un lourd conflit, aucune équipe évoluant au niveau régional dans les catégories jeunes, un management qui posait problème, et les questions autour de l’évolution de son contrat, l’avenir de Benjamin Darmon à La Rochelle devenait de plus en plus incertain.
Depuis quelques jours, il n’est « plus en charge du sportif », comme il nous l’a indiqué mardi, en réponse à un message que nous lui avions envoyé. De leur côté, le président Patrick Noirez et le vice-président Malik Zidane n’ont pas répondu à nos sollicitations. Selon nos informations, les avocats des deux parties auraient entamé les négociations. Depuis deux ans, outre le départ discret de Philippe Violeau de la présidence, les ruptures conflictuelles se sont multipliées au sein de l’ESR (Fabrice Fontaine, Jamel Kouroghli, Fabrice Poullain, David Dagnaud, William Fraboulet, Benjamin Darmon).

