Par
Julian Doubax
Publié le
1 déc. 2025 à 17h56
Plus les jours passent, plus la contestation autour de cet évènement grandit. Le 10 décembre 2025, la Nuit du bien commun doit avoir lieu au palais de la Bourse à Bordeaux. Ce rendez-vous caritatif, accueilli par la Chambre du commerce et de l’industrie (CCI) vise à collecter des financements auprès d’entreprises et particuliers pour les reverser à des associations.
Sur le papier, c’est une action louable mais l’une des personnalités qui a fondé le projet est visée. Il s’agit du milliardaire soutien de l’extrême droite, Pierre-Édouard Stérin.
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Début novembre, une pétition avait été lancée pour demander l’annulation du gala. Le Parti socialiste avait aussi réagi en estimant que « prendre part à la Nuit du bien commun, c’est offrir une caution à une entreprise idéologique qui cherche à banaliser l’extrême droite et à fracturer notre société ».
Le PCF et LFI réagissent à la tour
Ce coup-ci, ce sont le Parti communiste et la France Insoumise qui dénoncent la tenue de cette soirée. Dans un communiqué datant du 28 novembre, le premier parti cité estime que cet évènement « est une pierre à cet édifice visant à étendre l’influence de l’extrême droite et ses conceptions les plus rétrogrades ».
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Les élues communistes de Bordeaux appellent les participants et associations bénéficiaires à ne pas participer à la Nuit du bien commun pour « ne pas être instrumentalisé ». Le mouvement clôture son communiqué avec une pique lancée au milliardaire. « Si Monsieur Sterin veut contribuer à financer le bien commun, qu’il commence par payer ses impôts en France. »
De son côté, Nordine Raymond, candidat LFI pour les prochaines élections municipales à Bordeaux appelle au boycott. « Nous refusons ces manœuvres politiciennes minables et dangereuses et nous invitons vivement les organisations associées à cet événement à le
boycotter », indique le parti dans un communiqué publié le 28 novembre.
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Le candidat demande aussi à la mairie de « prendre ses responsabilités en exigeant l’annulation de la location du Grand Palais ». Contactée précédemment par actu Bordeaux à ce sujet, la municipalité avait expliqué que les modalités ne dépendaient pas d’elle car ce n’était pas un bâtiment municipal.
Reconquête défend l’évènement
Avant la publication des communiqués du PCF et de LFI, le parti Reconquête avait répondu à l’appel au boycott lancé par le PS le 21 novembre. « Au fond, ce boycott ne vise pas seulement un gala. Il vise l’idée même qu’un Bordelais puisse aider son prochain sans l’autorisation de l’État », estime Virginie Bonthoux Tournay, candidat à la mairie de Bordeaux en 2026.
Pour rappel, les représentants de la CCI ont porté plainte après des menaces reçues auprès des élus à propos de la tenue de ce gala.
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