« Nous avons dû parer au plus pressé devant le désengagement financier du conseil général et à la baisse de notre fréquentation, conséquences d’une natalité en berne. Environ 45 naissances ont été répertoriées dans la commune en 2023 et 2024, contre 70 en 2022. »
La gestion d’une crèche associative relève souvent de la quadrature du cercle. La structure a, en effet, peu de marge sur ses recettes _le prix de journée étant fixé par la CAF_ et ne contrôle pas davantage ses charges, principalement liées au personnel, dont les effectifs sont déterminés par la Protection maternelle et infantile (PMI), selon le nombre de places agréées.
À cela s’ajoutent l’augmentation du coût des fluides et la révision à la hausse des classifications salariales, autant d’éléments ayant conduit à une situation financière étouffante.
« L’aide des municipalités répondait à une urgence vitale, poursuit la directrice. Fermer n’était pas la solution et nous avons mis cette respiration à profit pour questionner notre organisation, rationaliser nos accueils, revoir notre politique concernant le personnel, renouveler le conseil d’administration, imaginer des actions pour nous autofinancer. »
En cette fin d’année, la crèche est revenue à l’équilibre et affiche complet. Seules quelques places restent disponibles pour le début de 2026. Mais la rentrée de septembre suscite déjà des inquiétudes. La courbe démographique ne s’inverse pas et le nouveau congé parental, susceptible d’être augmenté de quatre mois, n’annonce rien de favorable pour les structures d’accueil des tout-petits. Sans compter la difficulté persistante des jeunes couples à se loger au bord de la Nivelle.


