INFO ICI PAYS BASQUE – Trois ans après la mort de l’enseignante Agnès Lassalle, à Saint-Jean-de-Luz, le procès du jeune élève aura lieu du 21 au 23 avril 2026 à Pau devant la Cour d’assises des mineurs. Âgé de 16 ans au moment du drame, il devra répondre d’assassinat lors d’une audience à huis clos.
L’enquête judiciaire est désormais close et la date du procès désormais fixée par la cour d’appel de Pau. C’est pendant la semaine du 21 au 23 avril 2026 que va se dérouler le procès du meurtrier présumé d’Agnès Lassalle devant la Cour d’assises des mineurs des Pyrénées-Atlantiques. Le 22 février 2023, le lycéen avait porté un coup de couteau mortel à sa professeure d’espagnol dans une classe du lycée privé Saint-Thomas-d’Aquin de Saint-Jean-de-Luz au Pays Basque.
Publicité
Le drame avait bouleversé la France entière. Le procès se déroulera à huis clos, puisque l’auteur des violences était mineur au moment des faits (âgé de 16 ans). Il devra répondre d’assassinat, c’est-à-dire de meurtre avec préméditation.
Un coup « sec, rapide et fluide »
Pour rappel, les policiers du commissariat de la ville s’étaient rendus, le 22 février 2023, sur les lieux pour une agression par arme blanche sur une enseignante de 53 ans. Malgré les secours rapidement prodigués, Agnès Lassalle décédera suite au coup porté en pleine aorte thoracique avec une lame de 18 centimètres.
Le suspect est immédiatement interpellé, et les policiers se rendent compte qu’il s’agit d’un élève en classe de seconde, domicilié à Saint-Pée-sur-Nivelle. Le lycéen s’était réfugié dans une salle voisine où il a été pris en charge par un enseignant puis par les forces de l’ordre.
Les témoignages recueillis par les enquêteurs auprès de certains élèves, présents lors des faits, permettront de retracer la scène. Le dossier d’enquête précise la chronologie des faits. « Pendant le cours d’espagnol débuté à 9h15, l’élève s’est levé au bout de 20 à 25 minutes pour aller fermer avec le verrou la porte d’accès à la salle de cours donnant sur le couloir. Puis, il s’est retourné, tenant à la main un objet dissimulé dans un papier Sopalin. Après avoir ôté le papier, dévoilant un couteau de cuisine de grande taille, il le brandit avec sa main droite en direction d’Agnès Lassalle ».
L’enseignante qui était en train d’écrire au tableau va alors se retourner. Les témoins racontent : « Elle va lever les bras et l’élève va alors lui porter un coup de couteau au niveau du cœur avant de s’écrouler à terre ». Le geste de l’agresseur est décrit comme « sec, rapide et fluide ». Pris de panique, les élèves de la classe vont prendre la fuite par une autre porte.
La question de la santé mentale du lycéen
Mis en examen, le suspect est incarcéré dans un établissement pénitentiaire spécialisé pour les mineurs. Dès les premières auditions, le lycéen confiait « avoir le sentiment d’avoir quelqu’un d’autre en lui, qui lui demandant de tuer ». La santé mentale du jeune adolescent va être un sujet tout au long de l’instruction.
Mais sa responsabilité sera finalement retenue dans la mesure où « au moment des faits, il n’était pas atteint d’un trouble psychique ou neuropathique ayant aboli ou altéré son discernement ou le contrôle de ses actes », selon les termes des experts sollicités par la justice pour examiner le lycéen.
