Après des années en berne, le marché de l’immobilier repart à la hausse. Le nombre d’acquéreurs a augmenté de 11,3%, en 2025, d’après une étude du site PAP.
/2024/02/21/maxnewsfrfour836215-65d5aface7bec912173726.jpg)
Le marché immobilier reprend des couleurs en France, après deux années en chute libre. D’après l’étude du site PAP.fr que franceinfo a consulté en exclusivité, jeudi 20 novembre, le nombre d’acheteurs a augmenté de 11,3% cette année par rapport à 2024. C’est une tendance globale mais d’une ville à l’autre les disparités sont importantes.
L’étude mentionne les dix plus grandes métropoles françaises. Dans le top 3, on trouve Nantes : +20% d’acheteurs en 2025. Montpellier : +17%. Et Marseille : +14%. Viennent ensuite, dans l’ordre, Lille, Rennes, Nice, Toulouse et Paris qui enregistrent, elles aussi, une hausse du nombre d’acquéreurs. À l’inverse, juste en dessous dans le classement, Bordeaux perd un peu plus de 2% d’acheteurs et Lyon en perd 5,6%.
D’après l’étude, ces dynamiques s’expliquent essentiellement par les prix au mètre carré. À Nantes, par exemple, tout en haut du classement, il faut compter en moyenne 3 600 euros le m2. C’est 11% de moins qu’il y a deux ans. Montpellier, Marseille ou encore Lille affichent toutes des prix au mètre carré inférieurs à 3 700 euros.
Là où le nombre d’acheteurs diminue, le prix est aussi un facteur. À Lyon ou encore à Bordeaux, le mètre carré stagne autour des 4 500 euros. Les familles font le choix des villes périphériques, Villeurbanne par exemple, bien moins chère que Lyon mais en plein renouveau. C’est le cas aussi de Floirac, Bègles et Talence, de plus en plus accessibles, grâce aux développements d’infrastructures qui permettent de relier rapidement le centre de Bordeaux.
Deux villes font figure d’exception. Nice enregistre 5% d’acheteurs supplémentaires cette année. Pourtant l’immobilier reste cher : 4 800 euros le m2 en moyenne. Mais sur le littoral azuréen, contrairement à Lyon et à Bordeaux, il y a peu d’alternatives abordables. Les villes alentour affichent des tarifs similaires voire supérieurs : comptez 4 800 euros à Cagnes-sur-Mer, jusqu’à 7 900 euros même à Beaulieu-sur-Mer. À Paris aussi, l’immobilier repart légèrement à la hausse : 3% d’acheteurs supplémentaires. Malgré un prix moyen au m2 à plus de 9 600 euros, la capitale reste portée par son attractivité.
L’étude dresse aussi un état des lieux du pouvoir d’achat immobilier des Français, en légère augmentation. Les prêts bancaires sont plus accessibles, les taux d’intérêt ont diminué : 3,2% aujourd’hui contre 4,3% fin 2023. L’étude prend l’exemple d’un couple dont les revenus nets s’élèvent à 4 000 euros par mois. Avec un emprunt sur 20 ans et un taux d’endettement maximal, ce couple est en capacité d’acquérir 72 m2 à Marseille, 65 m2 à Nantes et 25 m2 seulement à Paris. À noter que ce sont essentiellement les primo-accédants qui donnent un nouveau souffle au marché. Les investisseurs, eux, restent frileux.
Méthodologie : : Étude fondée sur les demandes d’acheteurs entre le 1er janvier 2025 et le 14 novembre 2025, comparées à la même période en 2024. Prix base DVF et PAP.
