Jazz, Afrique et improvisation : une 17e édition du Koa Jazz Festival placée sous le signe des rencontres et de la fusion à Montpellier

Oct 30, 2025 | Montpellier

Le Koa Jazz Festival revient pour sa 17e édition du 2 au 9 novembre à Montpellier et dans sa métropole. L’événement met à l’honneur le métissage musical avec des artistes internationaux, nationaux et régionaux. Au programme : Gilad Hekselman, Eve Risser, Naïssam Jalal ou encore Salako, pour une semaine de concerts célébrant le jazz sous toutes ses formes.

Il faut de tout pour faire un festival. “Des artistes de renommée internationale, des artistes nationaux évidemment, parce qu’on soutient toutes les productions, les créations françaises, et également les artistes locaux et régionaux”, confie Alfred Vilayleck, le directeur artistique du Koa Jazz Festival. C’est avec ces ingrédients que s’est préparée la 17e édition, qui se déroulera du dimanche 2 au dimanche 9 novembre.

Vous avez dit Koa ? Oui. Rappelons que c’est le nom du collectif montpelliérain de musiciens qui œuvre pour la découverte du jazz et des musiques improvisées auprès du plus grand nombre. Cela passe par le soutien à plusieurs formations musicales de la région, par la diffusion musicale et par l’organisation d’un festival dans divers lieux de la métropole. Nous y sommes.

Quelle est la ligne artistique de cette 17e édition ?

La programmation de cette année met en avant le métissage, “qui est dans l’air du temps”. Pour Alfred Vilayleck, “le jazz est une des plus anciennes musiques de fusion”. “Une musique aux racines afro-américaines qui s’est répandue sur les cinq continents”, résume-t-il. “La musique, c’est quelque chose qui évolue, qui se transforme, et le jazz en est sans doute l’une des esthétiques qui représente le mieux ces évolutions-là.”

Quels artistes ouvrent le bal ?

Cela commence dimanche avec un artiste qui aurait dû être là l’an passé. Le voilà reprogrammé ce dimanche 2 novembre à 21 h au Jam : le guitariste new-yorkais Gilad Hekselman et son Trio Grande 2.0, qui réunit “trois des plus grands musiciens improvisateurs du monde”.

Le métissage comme fil rouge

Une fois le temps perdu rattrapé, l’ouverture officielle du festival se fera le lendemain à 20 h à la Brasserie Le Dôme avec le Anne-Marie Jean Quartet, suivi d’une jam session ouverte à tous les musiciens. Une belle illustration du métissage suivra le mardi 4 novembre à 20 h au Théâtre La Vignette, avec la pianiste Eve Risser, associée à la griotte malienne Naïny Diabaté, pour un duo inédit mêlant jazz, improvisation et chants d’inspiration africaine. La seconde partie avec Hugues Mayot et L’Arbre Rouge prolonge ce lien entre jazz et Afrique. Le continent sera encore à l’honneur lors de la soirée du vendredi 7 novembre avec Salako, à 20 h 30 au Foyer commun H. Paulet de Castries. Le Nigérian mêle cuivres explosifs, groove africain et improvisation jazz : un moment festif. La veille, la flûtiste franco-syrienne Naïssam Jalal, figure emblématique du jazz métissé (Victoire du Jazz 2019), sera à 20 h au Chai du Terral. Elle proposera une musique profondément nomade, dépassant les frontières stylistiques et géographiques.

Comment se clôturera cette 17e édition ?

Le final du festival prendra la forme d’un brunch musical le dimanche 9 novembre à 12 h 30 au Théâtre Jérôme-Savary à Villeneuve-lès-Maguelone, avec Nomades & Gülay Hâcer Toruk : une rencontre entre traditions orales, jazz européen et sonorités venues d’ailleurs. Un savoureux mélange pour clore cette semaine de découvertes.

Du dimanche 2 au dimanche 9 novembre. Divers lieux à Montpellier et dans sa métropole. Programme complet sur koajazzfestival.com.