« On a une immense confiance en Alex, lâche Mathieu Bélie, l’entraîneur des arrières luziens. C’est un travailleur. Il sait écouter, se remettre en question. Il n’y a pas de ‘’oui mais’’ : quand on lui dit un truc une fois, il a capté et il le fait. Il a un jeu très propre et des qualités de vitesse et de puissance indéniables. C’est un plaisir de l’entraîner », ajoute-t-il à propos d’Alexandre Sanchez.
Avec cinq capes sur les six premiers matchs cette saison, l’ailier est la nouvelle pépite de l’Olympique, le B. B. du club. Entendez par là, le Bielle-Biarrey local. Même allure élancée, même démarche, jusqu’au casque, que les deux ailiers arborent à chaque match. « Plutôt notre Gabin Villière, s’exclame le coach. Moins scoreur mais efficace dans le travail de l’ombre, nuance le technicien. Il loupe rarement un plaquage. On peut très souvent jouer après lui. C’est une grande qualité pour un ailier. »
« Il loupe rarement un plaquage. On peut très souvent jouer après lui. C’est une grande qualité pour un ailier »
Pour Alexandre, son inspiration, son modèle, c’est son grand frère, Julien, ancien joueur du SJLO et aujourd’hui licencié à Saint-Pée-sur-Nivelle. « Je l’ai toujours suivi, lance le jeune de 21 ans. J’avais envie d’être aussi fort que lui et de jouer comme lui. »
Biberonné au rugby
Chez les Sanchez, le rugby, c’est une histoire de famille. « Tout le monde fait du rugby, précise-t-il. Mon père Christian est un pur luzien, champion de France de Nationale B en 1996 avec le SJLO, glisse-t-il. Mon cousin Bixente, pilier, y joue depuis toujours. » C’est donc tout naturellement qu’à quatre ans, Alex a chaussé les crampons mais sur le pré de Saint-Pée, sa terre maternelle. « Je suis Senpertar avec une moitié de cœur luzien », s’amuse-t-il.
L’amour du scapulaire, c’est aussi son oncle Jean-Marc, ancien dirigeant aujourd’hui décédé, qui lui a transmis. « On se chamaillait beaucoup quand j’étais petit. Je lui disais qu’on était meilleur que l’Olympique et son grand jeu était de m’offrir plein de cadeaux du SJLO en me disant que ce serait mon club un jour. »
Boire dans le crampon
Une prémonition ! En 2022, l’ailier intègre le centre d’entraînement labellisé et l’équipe espoirs avant que Mathieu Bélie ne lui donne sa chance en décembre dernier. « Je l’ai fait débuter contre Niort à la maison alors que nous étions en mauvaise posture, se souvient l’entraîneur. Ce n’était pas un cadeau ! La première phrase que je lui ai dite : ‘’Même si tu es mauvais, je n’en ai rien à faire, tu rejoueras. Prends le temps de t’installer.’’ À aucun moment je n’ai tremblé. Il a répondu présent. C’est le match qui nous a relancés. »
L’étudiant en master 1 STAPS (activité physique adaptée et santé) a vite trouvé sa place au sein de l’équipe première. « On ne l’entend pas ! Avec les mecs d’ici, moins tu parles, plus tu es intégré. Du coup, il a été très vite accepté », ironise le coach. Une intégration qui passe tout de même par des petits gages. « J’ai eu droit de descendre la rue de la République en caleçon en plein hiver ou le fameux boire dans le crampon, énumère-t-il. Dès qu’il y a un truc à faire, c’est pour moi ! Bixente et Juani vont me bizuter jusqu’à la fin de mes jours je pense », sourit le pur produit du bassin de la Nivelle.
Drancy (6e / 19 pts) – Saint-Jean-de-Luz (4e / 20 pts)
Lieu Saint-Denis (stade Auguste-Delaune) Horaire Ce dimanche à 15 h Arbitre M. Averseng
SAINT-JEAN-DE-LUZ
L’équipe Miura – Irigoyen, Duhalde, Arrieta, A. Sanchez – (o) Carricaburu, (m) Pommier – Juanicotena (c), Armengaud, Cancillo – Fourcade, Ithurbide – Lalanne, Cha, Goyeneche. Remplaçants : Duvert, Jouannet, Dutertre, Dias, Dassance, Daubas, Acebes, Assi

