Victime de Paris
Christophe Bertaud, le représentant rochelais de Place Publique, n’est guère aidé par son patron. En annonçant qu’il n’y aurait aucune alliance avec les insoumis et zéro dérogation, Raphaël Glucksmann met ses sections dans une situation très inconfortable. À Rochefort, le parti a été contraint de sortir de l’union de la gauche. Et à La Rochelle, il oblige ses partenaires à choisir. Et comme il passe pour le diviseur, les Verts – premiers à trancher – lui ont préféré LFI. Bref, Place Publique va finir par participer aux municipales avec les spectateurs, dans le public.

Le « bon choix » d’Imbert
Le souvenir de l’ancien président Giscard d’Estaing a fait irruption, lundi, en réunion de Conseil départemental à La Rochelle, à l’initiative involontaire de Corinne Imbert. La sénatrice Les Républicains s’est félicitée du « bon choix » de la collectivité en matière sociale. Une formule « qui me rappelle quelqu’un… », a-t-elle commenté. Un contexte, peut-être aussi : quand le président centriste appelait les Français à faire « le bon choix » aux législatives de 1978. Donné perdant, il avait convaincu 50,47 % des votants ! Nostalgie d’une époque où une formule bien choisie suffisait au président pour avoir une majorité de députés ?
L’absent de Tonnay-Charente
Interrogé sur une place ou non pour Sébastien Bourbigot, président de l’Office de tourisme Rochefort Océan et élu à Tonnay-Charente sur sa liste aux municipales, le conseiller régional Rémi Justinien a expliqué ne pas avoir « voulu faire de certains cas un problème. J’ai pris les bonnes volontés et ceux qui, spontanément, ont voulu se présenter. Assez tôt, la liste a été complète, donc je le lui ai signifié ». L’ancien adjoint évincé en 2023 avait qualifié de « projet de mandat » d’Éric Authiat, l’actuel maire tonnacquois, « que Rémi Justinien soit maire ». Parfois, il semble qu’on peut être un peu prophète en son pays.
Renvoyé
Cette semaine, au tribunal judiciaire de La Rochelle, une affaire de vol datant de 2022 a été une nouvelle fois renvoyée, l’un des prévenus étant en détention et n’ayant pu être transféré pour assister à l’audience. Ce dossier, qui devrait être jugé en mai 2026, avait déjà été renvoyé en mars 2025 pour le même motif, ce qui n’a pas manqué d’agacer l’un des avocats du dossier. « Je regrette ce renvoi, dans un délai aussi long… La justice n’est plus… Sauf pour certaines qui arrivent à être rejugées rapidement quand elles font appel… », a-t-il lancé songeur, visant une potentielle candidate à l’élection présidentielle.
Il court comme un lapin
La Chambre régionale des comptes a rendu son rapport d’observations définitives pour les exercices allant de 2019 à 2023 concernant la Ville de Rochefort et l’Agglo Rochefort Océan. Pas d’anomalie notable sur la gestion en dehors de quelques ajustements à apporter. Et un détail relevé au chapitre « respect de la déontologie » : si le maire de Rochefort et président de l’Agglo, Hervé Blanché (LR), a bien transmis sa déclaration d’intérêt et de patrimoine comme la loi sur la transparence de la vie publique l’y oblige, son directeur de cabinet, Jean-Hubert Lelièvre, n’avait pas fourni ses propres documents. Heureusement, il a satisfait à cette obligation depuis. Un simple oubli sans doute de la part d’un Jean-Hubert Lelièvre dé-bor-dé entre son emploi à Rochefort et son mandat de conseiller départemental en Charente où il est aussi président des LR charentais.
Blanché et ses bidasses
Hervé Blanché (LR) sait qu’il est maire d’une ville militaire. Depuis le départ de la Marine voilà 100 ans, Rochefort accueille des gendarmes et des personnels de l’armée de l’air. Le 16 octobre, lors de l’inauguration d’une caserne rénovée pour loger civils et militaires de la base aérienne, le maire a rappelé « l’esprit de garnison qui règne ici ». Et s’est montré patriote : « les hommes et les femmes qui prennent les armes pour la France doivent être au cœur de notre attention. À Rochefort, nous n’oublions pas notre histoire. » Un patriotisme assumé, histoire ou pas.
Malvé ne manque pas d’air
Le malheur des uns fait parfois (sou) rire les autres. Encarté au parti d’Édouard Philippe, Horizons, l’agent immobilier royannais Michael Malvé s’amuse du « divorce » entre un autre « Horizons », le député Christophe Plassard, et Thomas Lafarie, adhérent Renaissance, lui. Les deux derniers cités faisaient liste commune aux municipales en 2020 à Royan, sur la liste « Royan Nouvel’R », mais Christophe Plassard figurera en mars 2026 sur la liste du maire sortant Patrick Marengo (LR), dont les élus de la majorité ont refusé le ralliement de Thomas Lafarie. Jeudi 16 octobre, en ouvrant une réunion publique de campagne, Michael Malvé n’a pas résisté au plaisir – un peu mesquin – de faire « un clin d’œil » à l’épisode en annonçant vouloir insuffler « un nouveau souffle » à Royan. Taquin, va.
