Charente-Maritime : Alex Métié, qualifié pour les championnats du monde de course automobile virtuelle

Oct 18, 2025 | Royan

Natif de Rochefort, Alex Métié avait 7 ans lorsque son père lui a offert sa première console de jeux PS2 « Gran Turismo ». Il était déjà fan de voitures de course. Il n’a pas fallu longtemps pour qu’il se passionne pour le Sim Racing, une discipline virtuelle de courses automobiles.

Ce sport, comme le revendique Alex Métié, 23 ans et tonnelier au sein de l’entreprise Baron, aux Gonds, compte de plus en plus de compétiteurs. La discipline s’appuie sur un ensemble de logiciels qui simulent l’usure des pneus, permettent d’ajuster plus finement les paramètres du bolide en jouant sur les freins, les suspensions, la boîte de vitesses, etc. Dégâts subis et météo entrent aussi en compte pour déterminer les arrêts au stand, le ravitaillement en essence, les réparations. Comme dans une vraie course, sensations comprises.

« Pour 500 euros, on peut se lancer rapidement avec un petit volant et son pédalier devant un écran de bureau. Sinon l’on peut réaliser soi-même son propre châssis de véhicule », précise Alex Métié qui personnellement dispose d’un châssis Trakracer profilé en aluminium avec son siège baquet, un volant direct drive Simagic Alpha qui développe 15 newtons / mètre, un pédalier Asetek Forte et un écran incurvé pour jouer sur PC.

Il est actuellement aligné sur le championnat international Virtual Racing Association (Ivra League) avec le team Unity Racing, une écurie dotée de 45 pilotes expérimentés qui se partagent leurs astuces sur piste ainsi que l’analyse des télémétries tout en se soutenant mutuellement.

Avec son coéquipier nordiste Baptiste Cherrier Beringer, il a fini 3e dans la dernière course de présélection. Ils sont qualifiés tous les deux dans ce championnat « Endurance ». Ils ne connaissent pas encore la date de l’épreuve. Ce qui est sûr, c’est qu’elle compte 60 équipages et se déroulera sur le circuit de Catalogne à Barcelone (E). Ils piloteront sur une durée de course de six à vingt-quatre heures : l’un depuis Taillebourg, à côté de Saint-Savinien ; l’autre depuis les Hauts-de-France.