« Il m’a regardée bizarrement, j’étais gênée » : agression sexuelle dans le train, un an ferme pour le prévenu

Oct 10, 2025 | Royan

Déclarations constantes

Âgée aujourd’hui de 21 ans, elle ne peut plus monter dans un train depuis cette journée de mai 2022, quand elle a croisé le chemin d’un des passagers, né en 1978. En apprentissage à Jonzac, elle prend quotidiennement le train entre la ville thermale et Saintes, où elle réside. À sa montée, elle ne trouve pas de place et s’installe dans un des sas. Le quadragénaire, parti de Perpignan le jour même pour se rendre à Nantes, l’aborde. « Il m’a proposé de venir dans le carré où il était assis avec une autre passagère, raconte-t-elle une nouvelle fois ce jeudi aux juges saintais. Il m’a regardée bizarrement, j’étais gênée, je ne me suis pas sentie bien. »

Il poursuit la conversation. « Elle m’a raconté un peu sa vie, elle flirtait avec moi, me disant que j’étais beau gosse », assure le quadragénaire. La passagère du carré, elle-même « gênée » par son voisin, témoignera que la jeune fille n’était « pas aguicheuse, ni câline ». Mal à l’aise, l’adolescente décide de quitter sa place pour retourner dans le sas. L’homme la suit. « Il m’a proposé de faire l’amour dans les toilettes », répète la jeune femme. « Elle n’a jamais varié de version », souligne Julia Skop pour le ministère public.

Interpellé en gare de Rochefort

C’est alors qu’il lui passe la main sous le t-shirt. Avec son autre main, il descend dans son dos pour toucher ses fesses, tenter d’atteindre son sexe. Des traces ADN du prévenu seront retrouvées sur les faces externe et interne du bonnet gauche du soutien-gorge. « C’est elle qui a mis ma main sur sa poitrine, se défend-il. C’est elle qui voulait faire l’amour dans les toilettes. » Elle l’assure : elle lui a demandé plusieurs fois d’arrêter. Son calvaire prend fin quand le train arrive en gare de Saintes. En état de choc, elle alerte aussitôt le personnel de la gare, qui contactera la police. Le quadragénaire est interpellé en gare de Rochefort. En garde à vue, puis devant le juge d’instruction, il continue d’accuser l’adolescente. Il est placé en détention provisoire durant un mois et demi.