Sylvie Marcilly, la présidente Horizons, s’y attend et ne craint pas d’affronter la question du démarrage, qui peut paraître poussif, de la campagne de collecte des dons lancée fin décembre 2024.

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« Nous en sommes aujourd’hui à environ 500 000 euros de dons et mécénat. Je ne suis pas déçue. Je suis même très satisfaite de l’engagement de nombreuses petites entreprises du territoire. Il y a un certain engouement. Nous travaillons sur un mécène national, on en reparlera bientôt. Nos goodies (NDLR : objets personnalisés publicitaires) sur le fort Boyard, ont du succès. Le Grand Pavois a également récemment fait de fort Boyard son invité d’honneur avec 1 euro reversé sur chaque billet d’entrée… C’est plutôt une belle aventure qui commence ! »
Une certitude que ne partage pas Brigitte Desveaux et Jean-Luc Marchais, les coprésidents du groupe départemental d’opposition de gauche Au cœur des solidarités. Côté collecte, « on est loin du compte » relève l’élue écologiste du canton de Lagord qui interroge : « les boîtes de production de l’émission de télé contribuent-elles à la hauteur de ce qu’elles pourraient faire ? »
Jean-Luc Marchais (Chaniers), lui, s’inquiète « du 1,5 million d’euros à prélever deux fois sur les réserves » du CAUE17 (Conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement) et des conséquences budgétaires pour 2026. Les deux demandent des précisions, aussi, sur les travaux de réhabilitation et mise aux normes de l’espace qui accueillera les visiteurs à l’issue du chantier. Sont-ils compris dans l’enveloppe de 44 millions ? Va-t-il falloir une rallonge financière ?

Nicolas Mollo
L’autre patrimoine marin en péril, c’est « L’Hermione » dont le chantier de réparation ne s’achève pas, à Bayonne, faute de financements. Brigitte Desvaux estime qu’il n’y a plus guère d’espoir de réunir les 5 millions d’euros manquants via du mécénat.

