Il a intitulé sa page Facebook « Thierry Collard écrit encore ». Journaliste à « Sud Ouest » de 1984 à 2021, Thierry Collard continue de marier son amour de l’écriture et de la Charente-Maritime. Ses deux tomes des « Chroniques de Charente-Inférieure », dans lesquels il exhumait des faits divers et histoires truculentes du XVIIe au début du XXe siècle, ont rencontré un joli succès. Avec « Meurtre à Saintes, Requiem Mediolanum », publié en septembre 2025 chez Geste Éditions, il change de registre.
« Jusqu’à présent, à part un petit recueil, je n’ai écrit que des bouquins journalistiques sur la Charente-Maritime ou l’automobile. Je n’avais jamais fait de fiction. Quand on est journaliste, on est accroché à la réalité, j’ai eu beaucoup de mal à me détacher de ça. Mais j’ai fait ce que j’avais à faire sur ce plan. La fiction me permet de me lâcher de façon plus expérimentale. »
Voilà donc un commissaire peu conventionnel qui débarque à Saintes alors qu’un compositeur remarquable vient d’être sauvagement assassiné lors d’un grand festival de musique. Du classique ? Oui, si ce n’est que l’on se situe dans un futur très proche, dystopique. La France a basculé dans un régime oppressant, aux forts relents d’extrême droite. Et l’intelligence artificielle taille des croupières à ceux qui aiment jongler avec leurs petites cellules grises.

T. C.
« Le polar, c’est un prétexte », glisse Thierry Collard, qui a cuisiné une « farce » dans un cadre qu’il connaît bien. Il truffe son récit de références à ses connaissances, à la ville de Saintes – « le passage le plus agréable de ma carrière » –, à la chanson française, à Tintin… Au fond, il fait ce qu’il a toujours aimé faire : s’amuser.
« Meurtre à Saintes », de Thierry Collard, 13,90 €. En dédicace mercredi 1er octobre de 14 h 30 à 18 h 30 à la librairie Peiro-Caillaud. Samedi 11 octobre de 9 h 30 à 12 h 30 à la Maison de la presse, avenue Gambetta. Dimanche 19 octobre au Salon du livre de Montendre. Site Internet : www.thierry-collard.fr.


