Déjà propriétaire et gestionnaire de deux crèches interentreprises en Charente-Maritime (à Périgny et à Saintes), l’Udaf 17 (Union départementale des associations familiales) espère en ouvrir une troisième dans les mois qui viennent.
« Aujourd’hui, la garde des jeunes enfants est le principal problème pour les parents actifs. Compte tenu de l’évolution démographique, du taux d’activité croissant des deux parents, de la constante progression du travail en horaires décalés et de l’augmentation des familles monoparentales, ce phénomène risque de s’accentuer dans les années à venir », analyse Nicolas Eriau, directeur général de l’Udaf 17.
30 berceaux d’ici à fin janvier
La crèche de Saint-Jean-d’Angély, gérée par Vals de Saintonge Communauté, ne peut plus accueillir de nouveaux bébés. Les assistantes maternelles se font de plus en plus rares… La création d’une crèche interentreprises apparaît donc comme une bonne nouvelle. « C’est un atout important, aussi bien pour l’entreprise que pour le salarié. L’accueil du jeune enfant est un élément majeur d’équilibre social, familial et professionnel du salarié parent », poursuit le directeur de l’Udaf.
Avant de se lancer dans ce projet, l’Udaf a réalisé une étude auprès de 276 employeurs implantés dans les Vals de Saintonge. Elle a permis de dresser un panorama des réalités socio-économiques des employeurs et d’identifier les besoins en termes de garde d’enfants. Elle a également mis en évidence le besoin de créer une crèche interentreprises écologique à horaires traditionnels et atypiques de 40 berceaux.
« Pour que cette opération soit viable économiquement, nous devons avoir au minimum 30 berceaux préréservés. Si nous n’avons pas obtenu ce nombre le 30 janvier prochain, nous abandonnerons le projet », prévient Nicolas Eriau qui avoue posséder actuellement « une quinzaine d’engagements fermes » d’employeurs.
Horaires traditionnels et décalés
Différents partenaires – la Caisse d’allocations familiales en premier lieu, mais aussi la mairie de Saint-Jean-d’Angély – se sont engagés sur ce projet. La commune a proposé de céder — moyennant un euro symbolique — une parcelle située à quelques mètres de la crèche existante (rue Jean-Moulin). « Nous avons aussi d’ores et déjà préréservé deux berceaux, » ajoute la maire Françoise Mesnard (Vals de Saintonge Communauté en a réservé de son côté trois).
Cette crèche interentreprise s’étendrait sur 500 m² et fonctionnerait en horaires traditionnels et décalés du lundi au vendredi de 6 h 30 à 19 h 30, sans fermeture, hormis une semaine à Noël. La création de plus d’une dizaine d’emplois serait envisagée sur le site. Le prix brut annuel d’une place pour les entreprises ou les établissements publics partenaires est égal à 12 000 euros (mais des aides financières sont possibles). Pour les employeurs intéressés par ce service, l’Udaf de Charente-Maritime se tient à disposition pour toutes informations complémentaires par téléphone au 06 76 26 02 41 ou par mail (neriau@udaf17.fr).
