Moteur, ça tourne pour l’ancien cinéma Olympia. La Société d’économie mixte immobilière de Saintonge (Semis) poursuit la transformation du bâtiment. Après la dépollution du site, un chantier de quatorze mois s’ouvre lundi 15 septembre, bousculant la physionomie du bout de l’avenue Gambetta. À quoi faut-il s’attendre ? Voici les points importants à retenir.
1 Quel est le calendrier des travaux ?
Lundi prochain, ça repart, ce bout de l’avenue Gambetta va vivre au rythme du chantier durant quatorze mois, soit jusqu’à fin 2026. Pendant un an environ, ce sera le gros œuvre avec un chantier de construction entre les quatre murs originels. Puis, à l’automne 2026 viendra le temps du traitement de la façade par une entreprise spécialisée dans la réhabilitation patrimoniale. Tout le temps des travaux, de l’autre côté du trottoir, un peu plus haut, au 147 de l’avenue Gambetta, un local appartenant à la Semis va servir de quartier général aux diverses entreprises participant au chantier. Le lieu servira aussi de vitrine au projet pour le mettre en valeur auprès du public. La livraison des logements et du local au rez-de-chaussée est prévue pour le premier trimestre 2027.
2 Ce qui va changer le temps du chantier
Jusqu’à la fin de l’année 2026, des clôtures de chantier vont être disposées tout autour de l’ancien cinéma, sur la portion avenue Gambetta mais aussi rue Denfert-Rochereau, l’axe perpendiculaire. Tous les trottoirs et même le début de la rue Denfert-Rochereau seront dévolus aux engins de chantier et matériaux. « On ne pourra pas passer par cette rue en voiture, en venant de l’avenue Gambetta, précise Joël Terrien, adjoint au maire en charge notamment des travaux. Les piétons pourront emprunter le trottoir le long de la pharmacie, l’accès à son parking sera maintenu grâce à une déviation. Toute la signalétique pour se repérer a été pensée. C’est une volonté du maire que ce chantier soit mis en valeur. »

Ville de Saintes / reproduction SO
Une dizaine de places pour se garer dans le quartier vont être supprimées. Pour cela, les autres endroits pour garer son auto vont tous être indiqués : parking Ouest du pont Aristide-Briand, près de 60 places gratuites et parking Est du pont, avec plus de 140 places gratuites (tous deux à 250 mètres à pied de l’Olympia, soit à moins de cinq minutes, moins d’une minute en voiture). Sinon, le square Machon offre une trentaine de places en zone bleue.

Anne Lacaud / SO
3 Quelle est l’histoire de ce projet de réhabilitation ?
Le 3 avril 2024, la Semis faisait l’acquisition du cinéma auprès de Jacky Sence, propriétaire depuis 1972. L’activité du lieu a cessé en 2007 quand Daniel Taillandier, qui l’a exploité entre 2004 et 2007, a lancé l’Atlantic Ciné sur la zone des Coteaux. Un projet de 16 logements (un T1, dix T2 et cinq T3) à loyers maîtrisés sur trois niveaux avec une étude notariale au rez-de-chaussée pour un coût de 4,2 millions d’euros a ainsi été acté au printemps 2024. Les quatre murs dont l’historique façade, qui sera restaurée, sont conservés.

Cabinet d’architectes Spirale
Au regard du financement, la Semis use de 18 % de ses fonds propres et emprunte (50 %) auprès de la Banque de territoires et d’Action logement dans le cadre du programme Action cœur de ville. « Nous avons aussi eu recours au Fonds vert (1 M€) de l’État et avons eu des aides du Département, de la Région et de la Communauté d’agglomération de Saintes, complète Nathalie Castaing-Couraud, la directrice de la Semis. C’est une réhabilitation coûteuse. En général, le prix au mètre carré avoisine les 2 500 euros ; là, on se rapproche de 3 700 euros. On a dû beaucoup travailler pour rogner certains coûts, à l’euro près parfois. »

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4 Ce qu’en disent les riverains
Lundi 8 septembre, des employés de la Semis et de la Ville sont allés à la rencontre des riverains pour les informer des changements prochains avec la reprise du chantier ce lundi. Mardi 9 septembre, la Semis a procédé à une distribution du dépliant informatif donnant toutes les informations pratiques.
Voisine, la Pharmacie de l’Olympia sera aux premières loges. « On sait que le chantier va durer près de quatorze mois mais ça ne peut être que positif, confie le docteur Charlotte Certin, pharmacienne. Tant que cette ruine n’est plus là. C’est une très bonne chose pour le quartier, on a hâte que ce soit terminé. Et puis, les murs du bâtiment vont être gardés, c’est bien. » Seul bémol, Charlotte Certin aurait préféré un cabinet médical au rez-de-chaussée, à la place d’une étude notariale. « Dans ce secteur de la rive droite, on a perdu une dizaine de médecins en l’espace de quelques années », regrette-t-elle.


