L’unité de méthanisation que projette d’exploiter la SAS Bio Méthane Estuaire à Semussac produira davantage de biogaz que l’unité déjà en service depuis quatre ans au Chay. Alors qu’Agri-Seudre Énergies est en capacité de produire l’équivalent de la consommation de 2 000 foyers, à raison de l’injection de 128 Nm3/h (normo mètres cubes) dans le réseau, l’unité de Semussac vise une production horaire, à son lancement, de 155 Nm3/h, « une production équivalant à la consommation de 3 650 logements neufs », détaille le livret d’information mis en ligne par Bio Méthane Estuaire.
Quels apports ?
Le digesteur, où se produit le processus de formation du biométhane, sera alimenté quotidiennement par 55 tonnes de matières organiques : pour un tiers des fumiers bovins, pour un tiers encore des vinasses, résidus liquides issus de la distillation, que fourniront six distilleries du territoire.
Les cultures intermédiaires à vocation énergétique constitueront également un quart des apports totaux. « Ce sera une manière de valoriser les Cultures intermédiaires pièges à nitrate (Cipan) que nous sommes tenus de planter entre deux cultures de rapport, mais qui sont un coût pour nous, pour l’instant », explique Éric Rivier, l’un des actionnaires de Bio Méthane Estuaire.
À la marge, le reste des apports sera constitué par des déchets végétaux (légumes, céréales, résidus de tonte).
Un site intégré
À l’emplacement retenu, en rase campagne, l’unité de méthanisation de Semussac sera distante de 650 mètres des premières habitations, de 590 mètres d’un camping, mais située « hors vents dominants », « et même de 1,24 km de la première maison située sous les vents dominants d’ouest », souligne Paul Balsan, l’un des actionnaires.

Bio Méthane Estuaire
L’unité ne sera évidemment pas invisible, mais ses exploitants ont pris en compte son intégration visuelle dans le paysage. « Déjà, le site sera légèrement encaissé. Il l’est déjà naturellement et nous décaisserons encore d’un mètre à un mètre cinquante de plus. L’unité sera entièrement entourée de merlons en terre, plantés de 770 mètres de haies », promet Éric Rivier.


