Île de Ré : d’où viennent les vacanciers, où repartent-ils ?

Août 29, 2025 | Royan

Sur la plage comme au marché, le week-end de fin août a un parfum particulier. Entre les parasols qui se replient et les cabas qui se remplissent, une question flotte dans l’air : où chacun s’en va-t-il après ce dernier bain de mer ou ce dernier café pris en terrasse ? Rencontre avec ces vacanciers qui s’apprêtent à reprendre la route, les valises pleines de sable et de souvenirs.

Au marché du Bois-Plage, Marie et Philippe rangent leurs fruits dans un panier tressé. Le couple vit à Lyon, où il tient une petite librairie. « Nous repartons demain matin, explique Marie. À la rentrée, il y a toujours un afflux de clients qui viennent chercher leurs manuels scolaires. » Philippe ajoute en riant : « L’avantage, c’est que ça nous occupe l’esprit. Sinon, on resterait encore accrochés aux ruelles pavées et au port de Saint-Martin. »

On garde le soleil dans la tête

Un peu plus loin, Sofia, 25 ans, est étudiante en école d’infirmière à Paris. « Pour moi, septembre, c’est le stage en service d’oncologie. Ce n’est pas forcément léger, alors je profite à fond des derniers instants ici. Hier, j’ai pris un bain de mer au coucher du soleil, je crois que ça va m’accompagner longtemps. » Elle repart avec un bouquet de fleurs séchées « pour prolonger un peu l’île dans mon studio ».

Sur la plage du Gros Jonc, les enfants de la famille Dumont construisent une ultime forteresse de sable sous l’œil attentif de leur père. « On retourne dans le Nord. Pour moi, c’est reprise à l’usine dès mardi. Les vacances, ça recharge les batteries, mais c’est toujours trop court. » Sa femme, Karine, relativise : « On garde le soleil dans la tête. Et puis, on a promis aux enfants de revenir l’année prochaine. »

Dans les ruelles, sur les plages ou les marchés, chacun savoure encore un instant d’île avant de reprendre le fil du quotidien. Le dernier bain, qu’il soit de mer ou de foule, n’a pas de goût amer : il ressemble à une parenthèse qu’on referme doucement, en sachant déjà qu’on la rouvrira.