Royannais : coup de projecteurs sur cinq saisonniers, ces acteurs essentiels de la saison touristique

Août 22, 2025 | Royan

Ils et elles ont 18 ans, 20 ans, 24 ans, sont encore étudiants ou prennent ce job d’été comme une porte d’entrée dans la vie active. « Sud Ouest » est allé à la rencontre de Leylou, Maxime, Timéo, Julie et Raphaël, cinq travailleurs saisonniers parmi les centaines de ces acteurs essentiels à la réussite d’une saison touristique en Pays royannais.

1 Maxime Chaulet, éboueur

« On s’habitue beaucoup plus vite aux odeurs que les passants », constate Maxime Chaulet, éboueur pour sa troisième saison à la Coved. L’étudiant de 21 ans en horlogerie à Rennes ramasse les poubelles du Pays royannais pour payer son loyer et la gratification suit, notamment à cause de la pénibilité et des horaires de nuit (20 heures à 3 h 20).

Maxime Chaulet était très attiré par le travail nocturne.
Maxime Chaulet était très attiré par le travail nocturne.
Coved

Une appétence pour la vie nocturne est nécessaire, comme une bonne condition physique et de la motivation. « Il faut monter, descendre du camion et prendre les poubelles, avec parfois des charges lourdes. Mais j’aime bien, c’est mon sport. » Il ajoute que l’ambiance dans le camion est un gros plus, comme de pouvoir travailler en extérieur.

Un poste indispensable face à la masse de déchets qui accompagne l’afflux d’estivants. « J’ai halluciné, lors de ma première saison, de la quantité de déchets qu’il peut y avoir à Royan. Les gens ne s’en rendent pas compte. »

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2 Leylou Bodeau Brisset, caissière à la location des tentes de plage

Face à la mer, Leylou Bodeau Brisset assure l’accueil et la caisse dans la cabane installée sur la plage de Pontaillac. Elle place les clients ayant réservé tentes, transats ou bains de soleil que loue la Ville. Entre deux années études d’assistante vétérinaire à Bordeaux, la Royannaise de 20 ans a rempilé pour une deuxième saison d’affilée. Mais elle confie que son poste a totalement changé depuis l’année dernière avec le passage à la réservation numérique.

Les caissiers et les plagistes sont une vingtaine à s’occuper de la location des tentes, transats, bains de soleil et parasols.
Les caissiers et les plagistes sont une vingtaine à s’occuper de la location des tentes, transats, bains de soleil et parasols.
Valentin Valette

« C’est beaucoup plus calme pour moi, alors j’aide le plagiste et les clients qui ont du mal avec internet. » Leylou avoue avoir de la chance d’être à ce poste dans un cadre magnifique, surtout que les places sont chères. La Ville de Royan reçoit une centaine de demandes de candidatures chaque année pour une vingtaine de postes saisonniers dédiés à la location.

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3 Timéo Lecourt, plagiste

Dix. C’est le nombre de bains de soleil que Timéo Lecourt, 24 ans, est capable de porter sur son épaule quand chaque matin, entre 8 et 10 heures, il installe les tentes de plage, transats, bains de soleil et parasols sur la plage. Après la fermeture à 19 heures, le jeune homme les range dans les cabanes. Comme il en rigole, Timéo Lecourt est une sorte de « bouche-trou », au sens littéral du terme. Il remplace les autres saisonniers sur les plages de Pontaillac, du Lido, du Pigeonnier et du Chay, pendant leurs jours de repos.

Originaire de Paris mais Royannais depuis 15 ans, le plagiste reprend les études en CAP électricien à la rentrée.
Originaire de Paris mais Royannais depuis 15 ans, le plagiste reprend les études en CAP électricien à la rentrée.
Valentin Valette

Pour assurer son poste, qui ne ménage pas son dos et ses genoux, le plagiste avoue qu’une certaine condition physique est nécessaire. Il nettoie aussi les toilettes à proximité des plages. Il assure des rondes toutes les heures, quand il ne monte et ne démonte pas les installations. Certains estivants le soulagent parfois d’une partie de son travail de rangement : au mois de juillet, cinq transats ont été volés sur la plage de Pontaillac.

4 Julie Guillot, agente d’accueil au Garden Tennis

Derrière son bureau, Julie Guillot, 23 ans, réceptionne les visiteurs qui passent le pas de la porte. Son rôle est d’accompagner les joueurs vers leur court, de remplacer à la boutique, occasionnellement, et de prendre les réservations par téléphone. Après avoir travaillé dans la restauration, au zoo de la Palmyre et en tant que caissière, l’étudiante en architecture intérieure à Nice cherchait une nouvelle expérience. Elle alterne entre les sites de Royan et de Saint-Palais-sur-Mer exploités par la même structure privée dirigée par Yann Maître.

Sa présence, comme celle des autres saisonniers, est primordiale pour accueillir l’afflux de clients pendant la saison estivale.
Sa présence, comme celle des autres saisonniers, est primordiale pour accueillir l’afflux de clients pendant la saison estivale.
Valentin Valette

« C’est souvent calme, mais parfois, il faut être efficace. Quand il y a du monde, ils sont tous là en même temps », rigole Julie Guillot. Une aisance au téléphone et avec l’informatique est essentielle comme un très bon relationnel.

5 Raphaël Deschamps-Lainé, collecteur des poubelles sur la plage

De Pontaillac à la plage du Lido, Raphaël Deschamps-Lainé s’attelle à collecter les poubelles des plages royannaises. Mettre les mains (avec des gants) dans le cambouis n’a pas fait peur au jeune homme de 18 ans. « Je voulais travailler ! » Le plus dur pour lui, c’est le rythme. « Les trois premiers jours ont été compliqués, surtout pour revenir le soir. » Effectivement, il travaille de 6 à 10 heures puis revient de 17 heures à 21 h 30 avec la même tournée.

Raphaël Deschamps-Lainé est le seul à son poste mais il fait partie d’un contingent d’une dizaine de saisonniers au service propreté qui déambulent dans la ville pour assurer sa propreté.
Raphaël Deschamps-Lainé est le seul à son poste mais il fait partie d’un contingent d’une dizaine de saisonniers au service propreté qui déambulent dans la ville pour assurer sa propreté.
Valentin Valette

Une fois le travail terminé, direction le lit, tant la journée est éreintante, même si Raphaël fait une sieste de deux heures entre son service du matin et celui du soir. « À force de marcher dans le sable, de monter les escaliers, c’est sportif, mais j’ai la chance de travailler en plein air », se réjouit le Royannais qui ambitionne de rester dans ce service, municipal, pour travailler à l’année.