Charente-Maritime : l’unité de soins palliatifs de Marlonges doit déménager à Rochefort

Juil 21, 2025 | Royan

L’unité de soins palliatifs du château de Marlonges, à Chambon, est amenée à déménager à Rochefort. Olivier Falorni, le député (groupe Les Démocrates à l’Assemblée nationale) de la première circonscription de la Charente-Maritime en fait l’annonce, ce lundi 21 juillet, en exprimant sa « vive préoccupation » et son opposition au projet.

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Avant de tomber, le gouvernement de Michel Barnier s’était engagé engagé à inscrire le texte sur la fin de vie, à l’ordre du jour de l’Assemblée pour les semaines du 27 janvier et du 3 février 2025. Du texte d’Henri Caillavet, en 1978, au projet de loi examiné à partir du 27 mai 2024 à l’Assemblée nationale, en passant par à la loi « Claeys-Leonetti » de 2016 qui autorise le recours à la sédation profonde, retour sur les différents débats et l’historique de la législation en place sur la fin de vie

Les soins palliatifs visent, le plus souvent, les patients souffrants de maladies incurables ou trop avancées pour être guéries occasionnant beaucoup de souffrance. Il s’agit, pour une équipe interdisciplinaire et spécialisée, d’atténuer les douleurs, d’accompagner les malades jusqu’au bout, de soutenir les familles. À Chambon, l’unité d’une dizaine de lits est associée à un service de soins de suite et de rééducation.

Pôle d’expertise

Le député explique que l’Agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine a demandé au Centre hospitalier Littoral Atlantique que dirige Valérie Bénéat-Marlier de fermer cette unité de soins palliatifs, au 1er janvier 2026, pour son transfert à la même date au sein du centre hospitalier rochefortais. Un établissement reconstruit récemment, logé dans la deuxième circonscription de la Charente-Maritime.

L’auteur et corapporteur de la proposition de loi sur la fin de vie qui est dans l’actualité est très attaché au service de soins palliatifs de Marlonges, qu’il dit avoir « obtenu » du ministère de la Santé en 2021. Il explique que l’unité est aujourd’hui reconnue comme un véritable « pôle d’expertise incontournable pour les situations palliatives complexes » et fait le vœu qu’elle « puisse devenir demain un lieu de référence pour les questions liées aux droits des patients en fin de vie ».

Il estime, par ailleurs, que ce transfert « aurait des conséquences négatives pour les patients de notre territoire. L’implantation à Rochefort, au milieu d’autres services hospitaliers, n’offrirait pas les mêmes conditions d’accueil des patients et des familles que le cadre singulier et très apprécié de Marlonges ». Bref, c’est « non à la fermeture de l’unité de soins palliatifs de Marlonges ».

Le « deal » du départ

Dans son compte rendu de la réunion de conseil social et économique du Centre hospitalier Littoral Atlantique du 23 mai, Sud santé évoque le projet de fermeture présenté par la direction « pour éviter des allers-retours trop long vers un hôpital » – Marlonges, près de Surgères, est à 35 km de La Rochelle. Le syndicat rapporte que « c’était le deal avec l’ARS dès l’ouverture ».

Une ouverture dont le docteur Julien Beguec fait un projet dès 2016. Le département de la Charente-Maritime ne fait pas alors parti des 26 totalement dépourvus de services de soins palliatifs. Puisqu’il existait déjà une unité à Saintes et un certain nombre de lits épars dans la région rochelaise. Le département est par ailleurs aujourd’hui doté d’une équipe mobile en Saintonge et une autre à La Rochelle. Il y a cinq ans, l’ouverture d’une unité dédiée à Chambon venait seulement « combler un retard », comme l’indiquait Eric Morival, le directeur départemental de l’ARS de l’époque.