Le Troquet vagabond s’invite dans deux communes de Charente-Maritime avec ses drôles de soirées « mousse »

Juin 2, 2025 | Royan

L’histoire a commencé en juin 2021. « Nous avons proposé notre première soirée à La Jard (1), c’était un saut dans le vide. » À 33 ans, Alexandre Rigo, passé par une école de commerce, « où il n’a pas appris grand-chose », et la Fac de droit, ne s’imaginait pas vivre loin de sa région. Et comme il aimait la bière, il a vite trouvé l’idée alliant région et « mousse » : le Troquet vagabond.

Le concept est simplissime. « Nous débarquons avec nos véhicules dans des villages ou des villes moyennes et on assure trois soirées d’animation », dévoile le Lot-et-Garonnais. Au programme, des quiz, du karaoké et autres concerts… Le tout en dégustant des bières artisanales de Nouvelle-Aquitaine et des plats familiaux, en partenariat avec des restaurateurs locaux. Tous les étés, la troupe du « troquet vagabond » sillonne les routes de Nouvelle-Aquitaine. Celui qui se définit comme « sérieux, ridicule et galopin » emploie six salariés pour mener à bien ce projet un peu, beaucoup, fou.

« Mon bonheur, c’est de voir les gens s’éclater et de voir des élus chanter au karaoké

Le pari est osé. Et le modèle économique fragile. « J’ai perçu le RSA jusqu’en décembre dernier, » admet Alexandre Rigo. Ces soirées bon enfant sont en effet très dépendantes des conditions météo. « L’été dernier, sur 25 dates, nous en avons eu 17 avec de la pluie ! ». Malgré tout, le trentenaire croit plus que jamais, à son concept. Ciblant les villages et les villes moyennes (« au-dessus de 25 000 habitants, c’est plus compliqué à organiser »), le Troquet vagabond amène sa bonne humeur et ses produits de qualité.

Écoresponsable, Alexandre Rigo a aussi noué un partenariat avec l’entreprise Duralex. « Nous sommes les seuls à proposer un festival avec des verres en verre. Nous revoyons d’ailleurs certains clients qui collectionnent nos verres », poursuit le chef d’entreprise passionné de marketing. Ses soirées ne se sont-elles pas autoproclamées faisant partie du « plus petit festival de la bière artisanale du monde » ?

Son barnum fera étape cette année dans deux communes de Charente-Maritime : Saint-Jean-d’Angély et La Jard (1). Une vingtaine de brasseries néo-aquitaines (mais aussi une Belge et une Espagnole) seront présentes. Quatre sont en Charente-Maritime : la Georgette, les Trois Promises, Boc 17 et les Brasseurs-cueilleurs. » Rodé, le concept séduit et attire un public intergénérationnel ; « de 0 à 127 ans » selon les organisateurs. Toujours à l’affût, la petite équipe a aussi participé, cet hiver, au salon de l’agriculture à Paris. « Cela a très bien fonctionné et nous y retournerons », promet Alexandre Rigo qui ne se lasse pas de ces rendez-vous atypiques. « Mon bonheur, c’est de voir les gens s’éclater et de voir des élus chanter au karaoké », conclut le chef d’entreprise lot-et-garonnais.

(1) Le Troquet vagabond sera à La Jard (entre Saintes et Pons) les 19, 20 et 21 juin. Il sera également dans la cour du cloître de l’Abbaye royale à Saint-Jean-d’Angély, jeudi 5 juin (18 heures-1 heures du matin avec un quiz et un blind test), vendredi 6 (18 heures – 2 heures avec karaoké géant) et samedi 7 juin (18 heures – 2 heures avec concert de DJ Moule).