Charente-Maritime : « L’esprit cabriolet, c’est détente, c’est la liberté »

Mai 10, 2025 | Royan

Elles brillent et appellent au départ, cheveux au vent. Une cinquantaine de voitures cabriolets attendent de prendre la route dans une prairie dégagée avec vue sur le lac de Cabariot, au cœur du Pays rochefortais.

Cette concentration de véhicules décapotables, on la doit à l’association Vieilles Mécaniques qui a organisé ce week-end des 10 et 11 mai une manifestation logiquement intitulée Cab’s à Riot. Guillaume Coïsson, président d’une joyeuse troupe de bénévoles, s’est lancé en janvier dernier après l’annulation de leur rendez-vous originel au lac de Frace, à Aigrefeuille-d’Aunis, le festival Sur la route du lac avec deux éditions en 2022 et 2023. « Ici, la mairie de Cabariot nous a reçus comme il faut, le lieu est parfait et le lac est superbe. La commune a un ADN, un historique sports mécaniques avec une piste de karting cross où ils organisent même des courses de tracteurs tondeuses », insiste le dirigeant associatif qui rajoute que certains participants viennent de loin comme Niort, Brive ou Nice.

  • Ces 10 et 11 mai 2025, la première édition du rassemblement de voitures cabriolets au lac de Cabariot.
    Ces 10 et 11 mai 2025, la première édition du rassemblement de voitures cabriolets au lac de Cabariot.
    Romuald Augé
  • Ces 10 et 11 mai 2025, la première édition du rassemblement de voitures cabriolets au lac de Cabariot.
    Ces 10 et 11 mai 2025, la première édition du rassemblement de voitures cabriolets au lac de Cabariot.
    Romuald Augé
  • Ces 10 et 11 mai 2025, la première édition du rassemblement de voitures cabriolets au lac de Cabariot.
    Ces 10 et 11 mai 2025, la première édition du rassemblement de voitures cabriolets au lac de Cabariot.
    Romuald Augé

Les voitures réunies ce samedi après-midi vont partir pour une balade de 80 kilomètres en trois heures visiter les sites touristiques choisis par les organisateurs. Avant de passer devant les châteaux de Crazannes, Panloy ou la Roche Courbon, chacun s’extasie. On y croise des pères de famille de La Tremblade, venus avec leurs grands garçons, pour transmettre leur passion, l’amour du savoir-faire auto et une devise : « Roulez décalé ».

Qu’on soit novices comme Pierre et Christelle – un couple de quinquagénaires venus de Saint-Pierre-d’Amilly avec leur Chrysler Crossfire (« J’ai vu ça sur Facebook et je me suis dit que c’était l’occasion d’une belle promenade, de découvrir des nouveaux lieux ») ou un jeune passionné comme Antonin, 25 ans, de Saint-Porchaire, au volant d’une Golf 1 Cabriolet essence de 1992 avec 267 000 kilomètres au compteur : « C’est par mon père que j’ai attrapé le virus de l’auto, il avait une Méhari gendarme de Saint-Tropez. Lui est plutôt voiture française et moi allemande comme Volkswagen. » Pour le jeune homme, la route en cabriolet rime avec liberté, « on a les odeurs, le soleil, on ressent tout ». Tout le monde est bienvenu.

Pierre participe pour la première fois à un tel rassemblement avec sa Chrysler Crossfire.
Pierre participe pour la première fois à un tel rassemblement avec sa Chrysler Crossfire.
Romuald Augé
Antonin, 25 ans, de Saint-Porchaire, amoureux des Volkswagen, roule dans cette Golf Cabriolet de 1992, bleue ou violette selon la luminosité.
Antonin, 25 ans, de Saint-Porchaire, amoureux des Volkswagen, roule dans cette Golf Cabriolet de 1992, bleue ou violette selon la luminosité.
Romuald Augé

Juste à côté de la Porsche orange du trésorier Gianni pour qui « l’esprit cab’, c’est détente », impossible de manquer le véhicule d’un couple de sexagénaires charentais, Philippe et Françoise, une voiture ancienne de la marque anglaise Alvis. Cette berline sport qui invite au voyage dans le temps ne cesse d’attirer les badauds. « C’est une voiture unique, c’est une reconstruction mais pas à l’identique. Elle est restée avant et pendant la guerre dans une grange où elle a pourri. Un ancien propriétaire a acheté le châssis, le moteur et les trains roulants et en a fait une création, sur le modèle plus ou moins existant, façon Jaguar et Alvis », explique cet Angoumoisin. Sachez-le, les voitures anglaises ont des prénoms et ici on roule en Abigail.

Pour les amateurs, l’après-midi de ce dimanche devrait permettre d’apercevoir de nouvelles décapotables, si la météo veut bien, à l’image des voitures célébrées au bord du lac, se découvrir.